-
Sujet
-
Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
SAHARA
III- La cité
Depuis deux jours Rimbaud explorait la cité perdue.
Parfois il pouvait apercevoir d’étranges silhouettes
Attentives le suivant comme des spectres diffus
Dans la cité labyrinthique rendant ses pensées inquiètes.Entourée de hautes murailles, accolée à un oasis
Deux lions de pierre couchés devant la monumentale porte,
L’endroit n’était pas un lieu offert à la fantaisie
Seule la mélancolie résonnait dans la place forte.Aucun chant d’oiseau, aucun cri d’enfant
Seule les fontaines et leurs eaux claironnantes.
Des chemins d’ombres s’insinuant dans les rues
Des jardins magnifiques comme ramures.Palmiers, cyprès protégeant du soleil
Daturas, lauriers roses, jasmins
Aux fragrances sans pareils
Rendaient le lieu plus humain.Une jeune fille était à son service
Aycha son nom, belle et attentive.
Rimbaud la surnommait son Eurydice
Mais bientôt finit l’expectative.La Reine de la cité l’avait demandé
Ce soir il allait savoir…IV – Innana
Rimbaud entre dans une salle décorée de vestales.
Assise sur un trône en pierre, vêtue d’un voile
Transparent qui dévoile sa peau d’albâtre
La Reine de la cité, Déesse vouée aux idolâtres.Elle lui demande de s’installer sur un coussin
Puis d’une parole douce, son discours clair et divin :– » Bienvenue voyageur , Innana est mon nom
Reine de la cité perdue d’Ishtar
Je te connais poète, mon doux trublion
Toi qui est venu ici te moquant des racontars.Tes rêves t’ont conduit dans mon Royaume
Attentif à mon appel comme un enfant.
Je suis pour ton âme malheureuse un baume
Guérissant les blessures pour te revoir triomphant.Ici vois tu, le temps est immobile
Par ma volonté divine nul ne meurt
Nul ne vieillit , plus de rides indélébiles.
Dans ma ville, j’ai chassé les fossoyeurs.Dans mes jardins depuis des millénaires
Je me promène humant les parfums.
Rien ici ne peut sembler ordinaire
Rien ne ressemble à l’ennuyeux commun.Saches que d’autres voyageurs sont venues ici
Aujourd’hui encore ils partagent ma vie.
Rêveur je vois que tu n’exerces plus ton art
Prés de moi, chassé de ton âme ce brouillard.Déesse je suis, Muse pour les hommes
Mes baisers sont doux, redonnant des couleurs
Aux âmes meurtries, refaisant Gentilhomme
Ceux qui étaient perdus dans le malheur.Demain, tu viendras dans ma chambre, poète
Tu seras mon amant. De mes baisers
Tu recevras ma force, fini la disette
Ta flamme redeviendra légère prés de mon foyer.Va à demain… »
Suite et fin au prochain….
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.