-
Sujet
-
Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Amateur de Flamenco, un ami m’avait indiqué
Dans une ville d’Andalousie un doux cabaret
Où quelques privilégiés pouvaient le soir
Assister à un flamenco qui vous rendait hagard.Suivant ses indications, dans des rues tortueuses,
J’arrivais finalement devant le théâtre.
Des cigares cubains fumés par de vieilles aguicheuses
Gardaient la porte de ce temple d’idolâtres.Je montrais aux gardiennes ma recommandation,
Celles ci me souriant comme à un enfant.
Après une attentive et douce inspection
J’entrais dans ce lieu flamboyant.Quelques tables devant une scène surélevée
Des teintures rouges tombantes sur les murs
Des lustres de cristal illuminés
Trois musiciens aux tristes figures.Je regardais les convives de la soirée
Des nobles espagnols, quelques anglais.
Je devais être le seul français.
Puis le silence se fit, la musique commençait.Les doigts des musiciens virevoltaient sur les cordes,
Leurs guitares prenaient vies, ensorcelées.
La salle et la musique sur la même concorde
Attendaient impatientes les invitées.Trois danseuses, seulement chaussées,
Commençaient à tourner, à danser
Le Diabolique Flamenco
Capable de vous sortir du tombeau.Tous, nous regardions les belles danseuses
Emerveillés devant leurs seins, leurs hanches, leurs cuisses.
Chacun de nous prêt à se damner pour ses talentueuses
Tous jetés dans une mer de délices.Une brune, une blonde, une rouquine
Chacune rêveuses, chacune virevoltantes
Toutes envoutantes, aucune d’elles mesquines
Chacune fuyantes, toutes tournoyantes.Tous, nous étions devenus comme fous
Ensorcelés par l’érotique flamenco
Mais je ne sais par quel garde-fous
Chacun de nous resta assis devant leur numéro.Je me retrouvais dans les rues de la ville
Ayant perdue la raison, la nuit autour de moi se moquait.
Mon ami, je vous donne l’adresse du cabaret
Mais je vous avertis, vous garderez sur vous sa marque indélébile.Un hommage à La femme et le Pantin de Pierre Louys
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.