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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Dans cette horrible guerre de dix neuf cent quatorze, odieuse hécatombe
Ce n’étaient pas que les hommes qui tombaient au champ d’horreur .
Souvent paysans, ces pauvres conscrits étaient mis en demeure
De s’occuper des animaux, leurs chevaux les rejoignaient au front.Tirant les chariots de provisions, attelés comme à un char,
Amenant vers les combats les canons de soixante quinze
Destinés à répandre la mitraille sur les prussiens,
Les chevaux écumant suivaient les hommes vers la victoire.Mais dans le no man’s land entre les tranchées
Les chevaux prenaient peur sentant sur leurs robes un picotement,
L’horrible et lugubre destin qui les attendaient,
Leurs maitres soufflant à leurs oreilles de pauvres encouragements.Combien des ces équidés tombaient sous la mitraille,
Couchés sur le coté, leurs ventres par une plaie ouverte
Rependaient leurs viscères attirant pour la ripaille
Corbeaux, charognards pour ce festin funeste.D’autres plus courageux s’évadaient de cet enfer,
Leur sang mêlé à celui des hommes coulant sur leur peau
Ils galopaient dans les ruines fumantes des cités abandonnées
Pour finir épuisés, achevés par un dernier galop.C’est ainsi que dans l’histoire des hommes
Il ne faut pas oublier sa plus belle conquête
Cheval on le nomme
Fidèle et courageux , cette brave bête.
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