-
Sujet
-
Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Le quatorze Juillet devant le défilé militaire
Je me souviens du vieux soixante dix huit tours
Où l’on écoutait l’étrange et lyrique troubadour :
Sa voix de stentor clamant l’amour de la Patrie héréditaire.Les mots de Paul Déroulède au son d’un clairon
Vantaient le courage des soldats, les morts pour la France,
Ils pleuraient les veuves et les orphelins, leurs innocences,
Nous demandant de tuer l’Allemand pour laver l’affront.L’ennemie de la Patrie, celui qui poste le casque à pointe,
Qui sème mort et famine, en un mot le Prussien.
Voulez vous m’excuser mais ces discours patriotiques
Sèment dans les esprits la haine par leur sémantique.Laissez moi plutôt chanter La butte rouge, à la revanche
Je préfère Montéhus comme chansonnier.
J’aime mieux les beaux et doux Dimanches
Loin de moi cet esprit guerrier.Comme Clément, je pleure le temps des cerises,
Comme Montéhus, je pleure les fusillés.
De Déroulède, je me suis lavé de son emprise
Je n’aime plus beaucoup les défilés.Comme Brassens, je n’aime pas les gens qui marchent au pas.
Traitez moi de pauvre idéaliste, de pacifiste,
Que voulez vous on ne se la refait pas,
La musique qui marche au pas , je n’en suis pas fanatique.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
