-
Sujet
-
Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Rejeté de l’Olympe, Apollon vit prés des bergers.
Sa flute mélodieuse guide les brebis ,
Guérit les cœurs blessés , fait danser les douces bergères.
Cette vie pastorale lui offre le paradis.Aux hommes frustres, il apprend la beauté ,
La douceur du printemps, la chaleur de l’été ,
Le doux tintement des ruisseaux , le bruissement des aulnes,
Une douce quiétude , la paix il prône.Un matin prés des troupeaux, Apollon aperçoit les nymphes :
Elles viennent du mont Ossa, ce sont les filles du fleuve Pénée.
Leurs rires , leurs chants éveillent son cœur léger ,
D’un amour tendre il se sent assoiffé.L’une d’elle , Daphné est une jeune vierge délicate.
D’ un pas léger, Apollon s’approche de la jeune fille,
Sa douce beauté est pour son cœur un magnificat,
Elle sera son épousé, vertigineuse idylle.Prés d’elle, il joue des concertos,
Des aubades, des chants d’amour
Mais la jeune fille reste sourde
Aux douces musiques du pipeau.– » Jeune Daphné ne sois pas farouche
Je suis Apollon et je désire être aimer.
Veux tu m’épouser mon oiseau-mouche,
Mon cœur brule devant ton ardente beauté.Chassé de l’Olympe , prés des hommes
Je vivais comme un doux berger,
Les saisons et leurs fruits étaient mon royaume ,
Je ne savais pas ce qui me manquait.Mais ton pas léger , ta chevelure bercée par le zéphyr
Ton rire enchanteur , tes jambes de gazelles ,
Tes seins pommés et doux m’ont fait défaillir.
Sois mon épousée , belle demoiselle. »Daphné se mit à courir effrayé par son prétendant.
Sa course était rapide, légère comme le vent d’été.
Apollon d’un vol était prêt à l’embrasser
Daphné appela son père d’un ton implorant.– » Oh père, sauves moi d’Apollon
Je suis trop jeune pour aimer,
Je désire être libre, sauves moi de ce trublion.
Prés de toi , Pénée, je veux rester. »A l’instant où Apollon sur ses lèvres pose un baiser
Daphné en un vert laurier se transfigure .
Prés du fleuve moqueur, le sauvage laurier
Au vent d’été balance sa ramure.Apollon pour garder un souvenir de cet amour fugace
Tressa adroitement une couronne de laurier
Des feuilles vertes qu’il détache.
Cette couronne il l’offrira aux poètes et aux guerriers.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.