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Poème partagé par Fanny – création poétique en ligne
Retour au pays
Bercée par le vent tiède d’un été aride,
Assise sous un arbre, les yeux dans le vide,
Je songe, perdue dans cet immense horizon,
Et lentement me meurs sans la moindre raison.Je regarde ce cheval, jadis sauvage, bridé jusqu’aux dents,
J’écoute désormais son pas lourd et lent,
Je ferme les yeux devant son regard suppliant :
Je ne peux ramener à la vie un coeur mourant.Mon pauvre ami, qu’es-tu donc devenu ?
Quelle souffrance t’as tant abattu ?
Délivré de ton harnais, tu ne te sauves même plus :
Une liberté peut être prise mais ne peut être rendue.Seule, dans un monde que je connaissais autrefois,
Comme toi, je suis libre…libre mais je ne bouge pas.
L’amnésie me paralyse et me sépare de toi,
Le vent me souffle mon nom mais sans résultat…Alors le soir tombe, la nuit s’installe,
Je lève les yeux au ciel mais ne vois pas d’étoiles,
J’ai froid ; le vent frappe mon visage blême,
J’agonise en vain et me noie des profondeurs extrêmes.Rien ne semblait me guérir mais tu m’as sauvée,
Tu m’imposas un miroir que je ne pus que regarder.
Je me suis construite une nouvelle identité,
Mais ce sont des larmes de sang que j’ai versées.Fanny (qui ressort ses vieux écrits d’enfant)
Moralité :
Ne jamais laisser un oiseau trop longtemps enfermé,
Une fois libéré, il n’aura plus le goût de voler.
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