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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
III – Louise Labé
Le jeune François dans la campagne lyonnaise
Aperçoit au petit jour une ombre passagère
Prés d’un paysan il engage la conversation.– » Mon ami qui est cette cavalière montant ce bel alezan ? »
– » Monsieur on la nomme la Belle Cordelière , Louise Labé va ainsi tous les matins. »
– » Aidez moi , il faut que la revois. De son adresse , j’en ai besoin maintenant. »
– » Place Bellecour , après sa promenade elle se repose dans son jardin. »
– » Merci , merci ami. Louise Labé la divine poétesse
Je sens déjà mon cœur devenir braise. »Ainsi François bat la campagne jusqu’à Lyon
Le jeune étudiant s’inventant une liaison.
Dans le jardin , sur un banc en pierre , il aperçoit la Belle Cordière
Prenant son courage à deux mains il s’installe prés de la cavalière.– » Je me nomme François et j’aime vos poèmes.
A Paris on ne lit que vos poésies
Louise Labé , votre nom partout se sème
Même Ronsard vous lit. »– » Monsieur je vous ai aperçu lors de ma promenade
Et je vous retrouve bien vite dans mon jardin.
Il me semble que vous aviez bien hâte
De me retrouver , petit gredin. »– » Ne vous fâchez pas , je ne suis qu’un étudiant.
Votre beauté égale vos écrits , si charmante
Vous étiez sur votre alezan , une amazone je vous le dis.
Voyez comme je tremble , de vous je suis épris. »– » Il faut que vous m’aidiez pour mon poème.
Peut être que si vous y mettez du cœur
Je pourrai vous dire je t’aime.
Voilà un contrat honnête , faisons fi de toute pudeur. »– » Commencez Louise , je vous aiderai pour la suite
Prés de vous mon âme se sent altruiste. »– » Voilà les premiers vers , écoutez bien :
Baise moi encore , rebaise moi et baise »
– » Que vous commencez bien ,
A mon tour , attendez une idée me vient :Donne m’en uns de tes plus savoureux »
François en profite pour embrasser les lèvres de la Belle Cordière.
– » Vous m’avez surpris mon jeune ami ,
Votre hardiesse a fait fi de votre timidité
Mais vous avez mis mon esprit en appétit
Voila que la suite va se dévoiler :Donne m’en un de tes plus amoureux . »
François recommence à baiser les lèvres de la poétesse.
– » Vous êtes un bon petit , toujours prêt à l’ouvrage
Ah il faut bien que jeunesse se passe.Je t’en rendrai quatre ou cinq de braise . »
_ » Oh Louise , je suis pris au piège , je vous aime. »
– » Laissez moi vous embrassez , gardez le en souvenir
Je n’ai malheureusement pour vous point d’attraction
Oubliez ce soir l’amour qui se nomme passion.
De vous , je ne suis point éprise
Ne soyez pas chagriné , il en est ainsi.
Ecrivez moi je lirai vos poèmes
Quant à vous , attendez deux semaines
Dans un libraire vous lirez notre poème. »
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