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le vieil homme et la Mort

  • Ce sujet contient 8 réponses, 8 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoislander, le 12-09-2014 06:01.
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  • #2635067
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar photocoburit
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      • Réponses: 4544

      Poème partagé par coburit – création poétique en ligne

      Un vieil homme repose sur son lit.
      Sur une chaise, son épouse endormie,
      Les enfants sont déjà partis de la vieille maison.
      Les aiguilles de la pendule chantonnent leur oraison.

      Pour le vieil homme commence l’arrière-saison,
      Finis le tendre printemps de la jeunesse,
      Les amours d’été, les grandes passions,
      S’achève l’hiver et sa brutale rudesse.

      Alors que ses souvenirs reviennent comme la marée
      Jetant dans ses pensées les jours heureux,
      Les heures tristes, les trahisons, les tendres baisers,
      Les aiguilles arrêtent leurs tictacs rigoureux.

      Le temps est immobile, une ombre arrive
      Vêtue de noir, le visage triste : La Mort.
      Prés du vieillard elle s’assoit lascive
      Retrouvant sa tendresse à son abord.

      – » Ainsi ma dame, mon heure est venue.
      Vous voilà prés de moi, prête à m’emmener
      Hors de la vie, de mon épouse bienaimée,
      Loin de mes enfants, je ne vous souhaite pas bienvenue.

      Qui allez vous écouter à l’heure du jugement?
      Mes amis, ma famille, mes maitresses
      Ou ceux qui me maudissent avec acharnement.
      De quel coté la balance penchera avec adresse ? »

      – » Ne vous inquiétez pas l’autre coté,
      Oubliez vos rêves de jugement, d’Enfer ou Paradis.
      La mort est un passage obligée à la fin de la vie.
      Laissez les contes, les miséricordes pour les mortels.

      Donnez moi votre main sans peur
      Je suis de bonne compagnie.
      Chassez de vous cette inutile frayeur,
      Oubliez ceux qui vous ont haï.

      Gardez dans votre âme les beaux souvenirs.
      Dans l’autre monde ils vous aideront
      A reconstruire une autre vie pleine de passions.
      Je ne suis qu’une passeuse, venez sans défaillir. »

      Le vieil homme prend la main de la jeune fille
      Se lève du lit et quitte la maison.
      Revient le cliquetis éternel des aiguilles
      Berçant l’épouse endormie prés de son compagnon.

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