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Poème partagé par Fanny – création poétique en ligne

Le virus progresse vite, c’est son coeur qu’il ronge,
Combien de temps avant qu’elle ne devienne éponge ?
Mère nourricière qui nous protégeait de tout,
Lentement tu fonds, on ne sent plus ton pouls.Ton souffle ne berce plus, violemment il nous fouette,
Tes larmes n’hydratent plus, sans pitié, elles nous noient,
Les nuages se rassemblent fréquemment en tempête,
Et transforment nos maisons en sombre chemin de croix.J’assiste chaque jour à notre propre décadence,
Que le Roi Soleil s’empresse tristement d’accélérer,
Quand le feuillage du chêne roussit de souffrance,
Et que mes yeux ne peuvent voir sans pleurer.Suis-je coupable ? Né nu, j’ai voulu m’habiller.
Mais de la fourrure je me suis rapidement lassé :
Le « fournisseur » courrait vite, je n’avais que deux pieds,
Que le diable m’emporte ! Au luxe, j’ai succombé.Et j’y entraîne tout être qui respire sans exception,
Mon monde est le sien : mon bien-être, sa pollution.
Mes enfants, pour vous, quel triste héritage !
Protégez votre Mère, remettez-moi en cage…Fanny
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