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Sujet
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Commentaire de Nicolaswharf sous mon poème « Cathédrale » :
http://www.oasisdesartistes.com/modules/newbbex/viewtopic.php?topic_id=183865&forum=2« C’est un symbole certes fort joli mais symbole quand même de l’oppression, de l’exploitation de la crédulité, d’une dîme injuste et injustifiée.
Imaginons par exemple qu’un paysan, 1000 ans en arrière paie-contraint et forcé- à l’église l’équivalent de 100€.
Imaginons que l’ intérêt moyen soit de 5%.On obtient, par la formule des intérêts composés le capital de ses descendants:
soit:15463183189207319488000 Euros environ.
Bref, si l’église n’avait pas soustrait le revenu des travailleurs de l’époque , les riches d’aujourd’hui ne seraient pas les mêmes et la banque du Vatican nettement moins puissante…
Faut-il admirer ce symbole sans l’oeil critique qui devrait accompagner l’hommage? »
Réponse :
Symbole de l’exploitation :
pas vraiment d’accord !
Dans notre zèle républicain, voire anticlérical, à dénigrer tout ce qui a précédé la Révolution Française, il est admis que les pauvres artisans et autres misérables fidèles de l’Eglise étaient tous exploités et inféodés. Plusieurs générations plus tard, on peut s’affranchir de cette vision réductrice ! Car le Moyen-Age, période de spiritualité féconde, n’entre pas dans ce schéma, je crois. Ce n’était pas de l’esclavage comme la construction des pyramides !
Et c’est balayer d’un revers de la main l’enthousiasme collectif qui a présidé à cet élan de ferveur fécond semant dans tout notre continent ces merveilles du savoir-faire portées au pinacle de l’art.
Bien sûr, il y a aussi des sentiments plus glauques : L’orgueil, l’étalage de sa prospérité etc. Ils n’étaient que des hommes.
Soustrait le revenu des travailleurs :
C’est oublier, au-delà du coût énorme de cette construction étalée tout de même sur plusieurs siècles, toute l’économie régionale générée par ces travaux. Son coût comme de nos jours n’est que la rétribution du travail des bâtisseurs de l’extraction de la pierre au travail architectural, en passant par les sculpteurs et autres corps de métier. Economie qui a nourri ces fervents constructeurs et leurs familles au même titre que nos actuels travaux d’intérêt public, souvent plus contestables et payés par tous : par ex. aéroports controversés, autoroutes au tracé motivé par des intérêts électoraux, maison de départements inutiles et somptuaires, etc.)
La gabegie est hélas de toutes époques…
Capital des descendants :
Ce calcul est purement théorique : Aucune fortune actuelle n’atteint telle somme. Et donc celui qui a gardé pour lui ses 100 Euros ne possède pas cette fortune.
Je ne suis pas historienne, mais j’admire sans retenue de pareils chefs-d’oeuvre pour ce qui a été entrepris de purement magique et d’exceptionnel.
Désolée NS, c’était mon droit de réponse
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