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Poème partagé par claude – création poétique en ligne
Noyade.
Ce n’est rien au début que le froissé d’une eau
Comme un drap sur la peau, un frisson souvenu
Quand le corps immergé par le flot soutenu
Tout lentement se meut vers les fonds abyssaux.Quelques algues ondulées à des cheveux mêlés
Dessinent des ombrés dans le regard noyé
Quand l’air expiré myriade des rosées
Que la lumière irise en des arcs d’océan.Mais vite le froid vient qui opprime la vie
Pressurant les poumons, affolant le regard
Et les bulles de vie affolées qui s’égarent
En des fuites à jamais vers le ciel d’avant.Tout coule et tout s’écoule au fond de l’océan,
Des mollusques en errance en moraines au fond,
Des humains bras en croix arrimés aux épaves
Dans le soir éternel des vies sédimentées.Je voudrais respirer rien qu’une fois encore,
Aspirer l’air fort de cet amour d’alors
Et boire sur ses lèvres l’élixir de vie,
Ce souffle des possibles quand la vie se pouvait.Le silence qui presse et oppresse fusément,
Le batté des pulsions de ce sang qui appelle,
Les goulées enivrées de ces eaux mortifiées
Et le temps résolu en ténèbres surgies.Dans la mer il y a des cadavres putris
Revenus de la vie, dévorés aux remords
Qui nourrissent les fonds, fertilisent les planctons
Et redonnent des envies à l’ humain nécrophage.
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