-
Sujet
-
Poème partagé par Parceval – création poétique en ligne
ARMORIQU’EN PROVENCE
Le soleil est calorifère
Quand l’été revient en saison
Il faut protéger nos arrières
Et notre boîte à partitionsPar le sang et par le baptême
Je suis du bout de l’Armorique
Des primes années de jeunesse
C’est la Provence, je le confesse
Qui me fit l’accent du midi
Bref, sur le dessus et dans ma tête
Suis protégé par deux casquettes
Les deux m’ont donné en partage
Fascination pour l’outremer
Les marins, le chant des sirènes
L’amour des fées et des légendes
La dame blanche, les farfadets
Les menhirs, ils poussent partout
Du Léon aux roches des MauresAlors quand binious et bombardes
Chatouillent ma fibre celtique
J’ai grande envie d’être au bagad
Au rendez-vous de Cornouaille
La bigouden est à mon bras
Quand galoubets et tambourins
Viennent m’éveiller d’une aubade
Sensible aux échos du mistral
Je rêve après une Arlésienne
Qui pourrait s’appeler Mireille
La Coupo Santo et l’estrambord
Et là, vraiment je perds le nord
J’ai bien besoin de deux casquettes
Quand les cigales font la fêteBientôt l’heure de l’apéro
Olives, pastis ou Chouchen
A hésiter, trop en goûter
L’horizon se fait fluctuant
De Saint Michel suis l’archétype
De Tartarin, le tarascon
Je néantise la tarasque
Et je terrasse le dragon
En vérité quand je l’écris,
Je serais plutôt du Midi
Bah, ce n’est pas le grand écart
Pointer trois heures moins le quart
Au bord de l’eau je fais la sieste
Ombre sous ma double casquette—————————–
Parceval
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.