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Poème partagé par StJust – création poétique en ligne
NOYADE DOUTEUSE…. ( 1ère partie )
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Sur le bord d’une plage, de l’île d’ Oléron,
Un corps fût retrouvé, apparemment noyé.
Nulle trace de coups, qui auraient étayés,
Des soupçons justifiés, rien dans les environs.Quand sa veuve éplorée, fut avertie du drame,
Elle eut beaucoup de mal à croire en la version,
D’un accident banal, cité en conclusion.
Elle se jura donc d’en dénouer la trame.Alors, comparaissant devant la commissaire,
Une femme sensée, ayant bien du métier,
Elle avoua douter, il était nécessaire,
De reprendre au début, point par point, en entier.– Mon mari, grand, sportif, était maître-nageur,
Beaucoup d’entraînements et beaucoup de maîtrise,
Une mer déchaînée ne lui faisait pas peur,
Il savait mesurer ses dangers, ses traîtrises.Il nageait, je le dis, comme un poisson, Madame,
Comme un calicoba au milieu d’un étang.
C’était un sous-marin, qui pourfendait les lames,
Un champion de l’apnée, sous l’eau… comme un mustang !…On dit qu’il s’est noyé…cela est impossible,
Même en lui maintenant la tête sous les flots,
Il aurait pu tenir au-delà du possible,
Pour moi, on l’a tué !.. Excusez mes sanglots !…– Je comprends vos soupçons, mais pour nous, point de doutes :
Ses poumons remplis d’eau ne nous permettent pas,
De suspecter, pourtant, je suis à votre écoute,
Un meurtre déguisé ou un assassinat.– C’est vous qui enquêtez, qui dirigez l’affaire,
Il était apprécié, n’avait pas d’ennemis,
Un bon maître-nageur, et de quoi satisfaire,
Sa femme, ses enfants et ses nombreux amis.– C’est toujours, voyez-vous, l’éternelle rengaine :
Les morts semblent meilleurs qu’ils ne l’étaient vivants.
On entend ces propos, plusieurs fois par semaine,
Propos qui quelquefois, s’avéreront navrants !…Pour l’instant nous n’avons pas lieu de mettre en doute,
Le constat médical concernant ce décès.
Cet homme est mort noyé, constat qui vous en coûte,
Car seul un fait nouveau, peut mener au procès.– Il me semble avoir lu, dans un très bon polar
Qu’un homme assassiné avait péri noyé,
De force dans son bain, on crut au canular,
Quand l’un des limiers dit qu’on s’était fourvoyé.– Bien sûr nous connaissons l’éventualité,
De croire à l’accident alors qu’il y a crime.
Par nos constatations on est habilités,
D’en rejeter l’idée, cela est légitime.– Madame, imaginons, un instant sa baignoire,
Remplie par l’assassin , avec de l’eau de mer,
De force il est plongé, bien obligé de boire,
Ses poumons sont remplis de ce breuvage amer.Ensuite il suffira, de le jeter au large,
Par le courant son corps, reviendra sur le bord.
Quand on le trouvera, pour l’enquêteur la marge,
D’erreur sera zéro : vous êtes bien d’accord ?…– C’est le cas à présent. Sans rebondissement,
Sans de nouveaux indices, il y aura non-lieu.
Cela vous paraît dur : comment faire autrement ?…
Il vous faut l’accepter ou s’en remettre à Dieu !…– Veuillez me pardonner, Madam’ la Commissaire,
D’insister fermement . Puis-je vous demander,
Que l’eau de ses poumons, cela est nécessaire,
Soit bien analysée, sans me réprimander ?…Si des fois on trouvait des traces de savons,
De shampooings, de parfums, d’un quelconque liquide,
Cela relancerait l’enquête et nous devons,
Négliger nul détail pour que tout soit limpide.– Madame, il est vrai, qu’au niveau du légiste,
Le constat d’eau de mer dans le corps du défunt,
Ne l’a pas incité à être rigoriste,
Pour lui, rechercher plus, semblait inopportun.A mon niveau, voyez, je ne peux plus rien faire,
Un seul peut décider : le juge d’instruction.
C’est à votre avocat, de relancer l’affaire,
D’être convaincant pour la remettre en question.…
StJust ( Joël Gauthier ) 10.10.14
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🪶 Signature de la plumeLa poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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