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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Pleure la Seine sous le pont Mirabeau
A la tempe blessée Apollinaire se meurt
Dans la Grande Guerre il rejoint le Dormeur :
Ses poèmes sur sa tombe ses seuls flambeaux.Baudelaire a le spleen de Paris,
Ses maîtresses alanguies prés de lui
Ne suffisent pas à soigner son ennui :
Dans les Paradis Artificiels son âme se tarit.A la lyre d’Orphée Cocteau se nourrit,
Dans les contes, les mythes le poète s’enrichit.
Ses songes deviennent réels, sortent de la Nuit :
Les projecteurs magiques s’allument à minuit.Desnos compagnon d’Eluard, de Breton
Résistant à l’occupant, déporté dans les camps
Jusqu’à son dernier souffle le pauvre moribond
Dans la poésie lutte contre les tyrans.C’est un soleil ardent qui offre sa jeunesse,
Rimbaud n’a de cesse d’offrir ses richesses.
Comme Icare s’envolant vers le ciel
Chutant sur la terre comme un pauvre mortel.
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