-
Sujet
-
Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Alors que dans ma vie je sentais la lassitude,
Que les familières artères de ma cité
N’offraient à ma vue qu’une amère habitude
Je décidais de quitter ma triste vacuité .Comme ceux qui vont acheter des cigarettes
Puis jamais ne reviennent dans leurs foyers
Je quittais mes amis sans tambour, ni trompette
Pour m’échapper vers des pays étrangers.Abandonnant sans souci ma vie ordonnée,
Sur des sentiers incertains je me suis échappé
Joignant mes pas aux routes vagabondes :
La corde du gibet balançait furibonde.Me voila chargé d’une mauvaise réputation
Passant les villages tel une ombre transitoire
Vêtue des sourdes pensées de répudiations
Jetées par des commères du haut de leurs perchoirs.Parfois une âme charitable m’invitait à se table,
Rompait le pain, m’offrait une main secourable.
Tel l’Auvergnat de Brassens, esprit fraternel
Eloignant d’un sourire tout esprit de querelle.Dans des draps blancs, dans des champs de blés
Je marivaudais aves des filles chaleureuses.
Une douce brune m’a capturé dans ses filets
Redonnant à ma vie une lumière généreuse.Finis les heures tristes de la terne cité,
Entre ses bras je repose serein
Ses doux baisers ont guéri ma peine
Pour toujours j’ai quitté l’ Echappée.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
