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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Un rossignol sur sa branche chantait gaiement,
De tout son cœur, offrant ses douces chansons
Dans le jardin fleuri aux jeunes amants,
Gouvernant de ses trilles les jeunes polissons.L’oiseau moqueur était béni des jouvenceaux,
Les demoiselles assises à l’ombre des cerisiers
Se laissaient embrasser, caressées sans larmoyer,
Charmées qu’elles étaient par le passereau.Un matin, un prêtre qui venait lire dans le jardin
Se rendit compte du manège, observa les baisers
Des jeunes amoureux. Il y vit le signe du Malin,
Maudit le rossignol et son chant buissonnier.Avec un serviteur, il décida de prendre au piège
L’oiseau qui le regardait d’un air moqueur.
Avec des miettes de pain jetées comme de la neige
Il l’attira puis dans un filet attrapa le brailleur.Il le jeta dans une cage, prestement il l’emporta
Dans ses appartements. Le jardin devint silencieux,
Sans entrain, le charme n’était plus là,
Finis les baisers passionnés des jeunes amoureux.Le rossignol qui chérissait la liberté
Décida au plus vite de s’évader.
Le prêtre était un vieux garçon qui ne fréquentait
Que de vieilles bigotes dans un confort désuet.L’oiseau commença à chanter lors d’une visite,
Se surpassant dans son art, troublant le prêtre
Qui voyait la vieille fille comme une soubrette,
Ses mains glissant sur ses cuisse, puis les seins ensuite.La bigote hurla au viol attirant les serviteurs,
Le prêtre bredouilla, rouge comme une pivoine,
Son pantalon baissé au cheville devant la pauvre femme
Dévoilait son attribut dressé vers les plus hautes hauteurs.L’oiseau chanta de plus belle se moquant du curé,
On le délivra de sa cage le lendemain dans la matinée,
Le prêtre fut conduit à l’asile pour sa santé,
Quant au jardin, au doux chant on se couvre de baisers.
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