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Poème partagé par Anamorphose – création poétique en ligne
Voici le 3ème quatrain du poème « Les femmes damnées » de Baudelaire
« De ses yeux amortis les paresseuses larmes,
L’air brisé, la stupeur, la morne volupté,
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes,
Tout servait, tout parait sa fragile beauté. »Le Rêve d’Hippolyte.
Hippolyte s’assoupit, loin de tous les vacarmes,
Où le fleuve serpente en langoureux méandres,
Là coulent, indolentes, comme en tristesses tendres
De ses yeux amortis les paresseuses larmes.Réclamant la rosée, son coeur vite, l’assaille
La priant d’arroser, ses fleurs au sérail
Pour faire taire les heures, sur ses ponts, enjamber
L’air brisé, la stupeur, la morne volupté.Une paresse d’été met dans le rêve, un parme
Un bleu sur le tableau, un frisson, une marque
Quand sa main fleure l’eau, somnolences en barque
Ses bras vaincus, jetés comme de vaines armesL’Ennui est l’imparfait, de nos vents conjugués
Mais la nymphe rêvait, ses allures de chatte
Face au fil, tâtonnait, en éclairs de patte
Tout servait, tout parait sa fragile beautéAnamorphose
🪶 Signature de la plumeJe suis un cart?sien d?sabus? : Je pense, donc je suis mais.... je m'en fous
La solitude aspire d?s lors o? nous aspirons ? ?tre solitaires
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