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Poème partagé par jean-nol – création poétique en ligne
Dimensions définitives : 196×127
Les arbres se tendent les uns vers les autres dans un élancement quasi-érotique, l’harmonie repose sur les consonances du bleu et de l’orange L’accord des figures et des futs est parfait et dessine une ellipse.La peinture affirme la domination de l’esprit sur les sens: troncs, pyramides idéales, corps en courbes à géométrie variée. La couleur, à la trace d’un pinceau maîtrisé donne l’apaisement et la sérénité.Sur la berge.
————–Sur la berge au sable doux, aux corps tendrement enlacés,
La nature complice, ploie son écrin de sourires radieux,
Les ombres révisent le silence dans ses profonds péchés,
Qui brillent de mille feux jusqu’au profond des yeux.Trace dans la structure profonde, sans l’onde anecdotique,
Qui triangule au corps et conflue, en confus, vers le centre,
A travers diagonales, explosent les formes hégémoniques,
Traits primitifs schématisant de longs visages et des ventres.Plus loin, au fil de l’onde, planche de verdure pleine de trous,
Avec des taches de lumière qui grêle toute cette pauvreté,
Flotte entre les nénuphars, des sexes filés de roux,
Des îlots de seins blancs qui se dressent en majesté.Suit un festival d’ombres et de lumières éclatantes,
Sur ce lieu de repos, les corps dans un abandon lourd,
D’un arc en ciel de gouttes d’eau gerbent en attente,
Chevauchent près du courant, et posent gant de velours.Tout s’étale dans ce coupe de soleil arraché,
L’intime dans sa course, entame son jeu mutin,
Expose dans cet écrin nature, sans rien cacher,
Et démange les corps secoués de rires lutins.——————————————————
illustration :Les grandes baigneuses. P Cézanne. 1906.
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