-
Sujet
-
Poème partagé par BOUCHARBA – création poétique en ligne
Le poète est maudit aussi bien que Satan,
Il croit de sa magie émerveiller le monde.
En torturant les mots qu’il veut tant épatants,
Il s’oublie, englué par une ombre profonde.Il parvient parfois à semer des émois
Dans le cœur du lecteur qui aime, qui espère
Quand le malheur l’étreint et quand il perd sa foi,
Pris dans un tourbillon, dans une âpre galère.Il parvient parfois à dompter l’irréel,
Edulcorant ainsi la soif et la misère
Et faire du fiel des versets de miel
Au lecteur assoupi par un songe sévère.Le poète est maudit aussi bien que Satan,
Il veut de ses écrits se mesurer aux astres.
Pour ce faire, devant se montrer éclatant,
Il use adroitement de ses rimes folâtres.Il arrive parfois à nous laisser rêveurs,
Ce maudit vaurien, sans vraiment nous dire,
Le pourquoi de ses mots ardents, pleins de ferveur,
Ni qui l’inspire, ni qui le force à écrire.Il arrive parfois à tresser des folies,
Une prose où l’amour discourt avec les roses,
Un étrange langage en syllabes embellies,
Auquel on ne comprend hélas que peu de choses.Le poète est maudit aussi bien que Satan,
Crois-moi lecteur perdu dans l’écran des nuages.
L’un est clair, révélé, dans les écrits d’antan,
L’autre, vain, amoureux d’une muse et de pages.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.