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Poème partagé par Linette – création poétique en ligne
Pour un allemand exécuté,
on fusillait trente otages
sur la grande place du marché,
face au beffroi du village.La peur transperçait le silence,
rompu par des hurlements fous,
n’accordant que des pénitences
et quelques prières à genoux.L’ennemi ne comptait que les corps,
ignorant la vois des âmes,
courageuses jusque dans la mort,
après le fracas des armes.On attendait le vrai coupable,
pour sauver tous ces innocents,
face aux bottes intraitables,
maculées de pleurs et de sang.Aucune pitié à attendre
pour hommes, femmes et enfants,
rien que des larmes et des cendres,
par la volonté d’un tyran.
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