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Poème partagé par S_Ramstrom – création poétique en ligne
EUX
LE SOUVENIR :
Où es-tu, que fais-tu, ombre du passé ?
Pourquoi me hantes-tu ? Cela fait tant d’années…
Je me demande même si tu es un souvenir
Bien réel, ou mon imagination, l’ombre d’un délire.Existais-tu vraiment, ou étais-tu un ange ?
Ton visage était doux, ton aura si étrange,
Ton regard captivant parlait plus que ta voix,
Qui, discrète, effaçait le monde autour de toi.Ombre, souvenir, qu’étais-tu réellement ?
Je me sens impuissante, quel est ce sentiment ?
Ton nom, ma seule preuve de ton existence,
Ton nom, qui prononcé a une douce résonnance.L’OMBRE :
Où es-tu, que fais-tu, souvenir du passé ?
Pourquoi me hantes-tu ? Cela fait tant d’années…
Je me demande même si tu n’es pas une ombre,
Perdue dans le brouillard, plongée dans la nuit sombre.Jour après jour, années après années,
Je te voyais. Toujours là, à mes côtés,
Mais intouchable, si lointaine,
Mais intouchable, incertaine.Qu’ai-je de toi ? Une image, un sourire…
M’était-il destiné ? Est-il vrai souvenir ?
Me voyais-tu au loin, quand je pensais à toi ?
Qui de nous deux est l’ombre, et si c’était bien moi ?LE SOUVENIR :
Ombre, tu es donc réel, oui je t’ai aperçu!
Quel choque, douce vision, oui je t’ai revu !
Mais j’ai peur qu’un délire me joue encore des tours,
Que ma vision soit alors aveuglée par l’amour.L’OMBRE :
Souvenir, tu es là, je t’aperçois au loin,
Enfin je me libère, je redeviens serein,
Oui tu es là, comme dans ma mémoire,
Mais peux-tu m’entendre, peux-tu me voir ?LE SOUVENIR :
Mon ombre, je t’ai perdue, encore des années
Se sont perdues, t’aurais-je imaginé ?
Ombre reviens, pourquoi es-tu parti ?
Non ne t’en vas pas, ne sors pas de ma vie.Ombre furtive, tu es si éphémère,
Ta présence dans ma vie est une journée d’hiver,
Mais si court soit le temps où nous sommes réunis,
Chaque seconde est pour moi un bonheur infini.L’OMBRE :
Souvenir, je m’en vais, car mon destin s’impose,
Ma si grande tristesse ferait faner les roses,
Je voulais être ton ombre, je suis l’ombre de moi-même,
Je voudrais être à toi, te dire que je t’aime.Mais ai-je jamais pu entendre ta voix ?
Avais-tu seulement conscience que j’étais près de toi ?
Si je t’avais parlé, m’aurais-tu entendu ?
Et si je suis une ombre, m’aurais-tu alors vu ?LE SOUVENIR :
Ombre, où es-tu ? Je me le demande encore,
L’OMBRE :
Souvenir, tu t’effaces au loin dans le décor,
LE SOUVENIR :
J’avance, solitaire, toujours je t’imagine,
L’OMBRE :
J’avance, solitaire, automate machine.DESTIN :
Les secondes s’écoulent et les heures sonnent,
Dans le cœur des amoureux une musique résonne,
Si loin d’âmes et de corps, ils fredonnent en choeur
La douce mélodie prometteuse de douceur.Les saisons passent alors, printemps, été, automne,
L’hiver, saison du froid, leur est si monotone,
Et toujours, sans cesse, j’écris leur avenir,
Je joue et je me lasse, que vais-je donc leur offrir ?Vais-je les reunir, les rendre enfin heureux ?
Vais-je arrêter ce jeux qu’ils subissent malgré eux ?
Poserai-je ma plume, écrirai-je le mot « fin » ?
Je ne saurais le dire, même étant le Destin.EUX
LE SOUVENIR :
Quel est notre destin ? En sommes-nous maîtres ?
Il me semble, seulement… L’avenir est un traître !
Qui l’écrit, qui le vis ? Pourrai-je interférer ?
Ombre, attends-moi, je reviens te chercher.L’OMBRE :
Quel est notre destin ? Suis-je maître de ma vie ?
Il me semble, seulement… L’avenir est indécis !
Qui l’écrit, qui le vit ? Vais-je te retrouver ?
Souvenir ne pars pas, je reviens te chercher.DESTIN :
Et les voilà qui courent, les deux âmes m’échappent,
Oui je suis le Destin, mais mon destin me frappe :
Je suis si fatigué, je m’arrête d’écrire,
Mon encre est asséchée, je n’ai plus mot à dire.J’appelle mon successeur : « Libre arbitre, viens ici,
Je te confie les hommes, veille sur leur vies,
Aide-les dans leur choix, mais ne les décide pas,
Ils ont la liberté de choisir leur pas. »En écoutant mes ordres, mon successeur s’éloigne,
Il cherche les deux âmes, les retrouve, les soigne,
Il leur murmure alors, à chacun, tour à tour,
Le chemin qui, enfin, les mènera à l’amour.🪶 Signature de la plume"Le souvenir est un po?te, n'en fais pas un historien"
P.Geraldy
"Do not go gentle into that good night. Rage, rage against the dying of the light"
D.Thomas
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