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Poème partagé par Tolkien95 – création poétique en ligne
A part bien sûr semer quelques graines de vie,
Apporter parfois une brise salutaire,
On se demande à quoi tu es si nécessaire,
Lorsqu’en terrasse au soleil un roman je lis.Pire, tu souffles les pages de mon journal,
Soulevant et dispersant parfois à ton gré,
Et je ne parle pas des soucis imposés,
D’allumer ma pipe, pourtant chose banale.Si parfois, tu soulèves les jupes des filles,
Agrémentant la vue d’un vieillard assoupi,
Ne te méprends pas, au plus loin de toi je fuis,
M’abritant de tes violents sursauts d’escadrille.De même, je ne peux poser le moindre livre,
Que tu n’as de cesse d’en tourner les pages,
Tu ne sais pourtant pas lire, c’est bien dommage,
Car ainsi, de lire ensemble nous serions ivres.Adieu donc, esprit immatériel capricieux,
Je te préfère finalement loin de ma tablée,
Va donc plutôt aider les navires ensablés,
Que tu laisses, voiles flottantes sous les cieux.🪶 Signature de la plumeL'homme est le r?ve d'une ombre
(vers 135-140 des Pythiques de Pindare, le prince des po?tes).
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