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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
L’Altair avait quitté Tadjourah depuis deux jours,
Lawrence avec son flegme britannique n’avait pas fait un long discours,
Notre mission était des plus simples, une aventure de corsaire
Aborder un boutre parti du Yemen, voler sa cargaison guerrière.Son capitaine était allemand, ses marins ottomans :
Leur but livrer des fusils, de la poudre aux rebelles,
Semer à Djibouti une révolte sans fondement,
Le pétrole était le nerf des militaro-industriels.Les américains avaient leur tête de pont en Arabie,
Les britanniques s’installaient en Irak,
Les français en Syrie,
Les allemands et les ottomans aux Kurdistan.Avec Monfreid nous vivions l’entente cordiale,
Lawrence bouillait d’impatience, ses yeux bleus
Surveillaient la Mer Rouge, son mouvement onduleux
Vers Aden nous voguions avec un courage sans faille.Le boutre mouillait à quelques miles d’Aden,
L’équipage en s’éloignant du port
Pensait trouver un sage réconfort,
Trois marins gardaient la cargaison depuis une semaine.– » Voici notre proie, chuchota Monfreid, nous allons l’aborder
A la nage, Lawrence vous venez avec moi trois marins
Nous accompagnerons pour voler ce formidable butin.
François vous restez sur l’Altair attendant notre signal. »Les cinq hommes à moitié nus se déshabillent
Puis plongent silencieusement dans l’eau,
Je les vois qui filent vers le boutre les intrépides,
Nous attendons tous le moindre falots.Le second s’approche de moi et me désigne un feu :
-« Il est temps de les rejoindre Monsieur,
Amenons l’Altair à l’abordage. »Sur le pont les quelques gardes étaient morts,
Monfreid me dit à l’oreille :
– » Lawrence est un vrai démon, rapide à semer la mort
En une poignée de minute il fit sa triste besogne,
Allez les gars , transportez la cargaison à notre bord,
Des fusils, de la poudre des bombes. »En moins d’une demi heure le chargement était fait,
Lawrence nous adressa un sourire maléfique:
– » Eloignez vous à toute vitesse
J’ai laissé un cadeau sur ce bateau
Je ne tiens pas à être poursuivi tantôt. »Lawrence ne nous avait pas trompé
A peine nous nous étions éloignés
Qu’une formidable explosion illumina la nuit,
La Mer Rouge se teintait d’or, du feu digne d’un incendie.– » Voilà une bonne affaire, chanta Monfreid,
Je vais vendre ces fusils qui ne m’ont pas couté un franc,
A Tadjourah m’attend la commande du Sultan. »à suivre….
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