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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Comme Hélène s’ennuie prés de son souverain mari,
Ménélas est fort beau mais comme tous les Spartiates
Il ne rêve que de guerres , de glorieux combats,
Leurs moindres ébats deviennent joutes dans leur lit.Ménélas ne peut jamais aux moindres baisers
S’empêcher de mordre les lèvres de sa Reine,
Il prend son corps comme on prend un butin, triste Hélène
Son corps souillé par les caresses d’un débauché.Arrive un matin un bel étranger aux manières courtoises,
Il se nomme Pâris, fils du Roi de Troie, aux manières exquises.
Ménélas est charmé, goute ses paroles comme de friandises,
S’amuse de voir son Hélène rire de ses périphrases.Pâris se dit poète, sous la conduite de la Divine Aphrodite
Sa lyre chante tous les jours aux souverains
De tendres, amoureux et joyeux refrains,
Ménélas charmé pas sa musique change de conduite.Ses lèvres se font plus douces sur celles de sa Reine,
Ses caresses deviennent délicates, inédites,
Le guerrier toutes les nuits change sa conduite
Emmenant dans leurs ébats Hélène vers l’Eden.La mort de son Grand-Père oblige Ménélas à quitter Sparte,
Il demande au doux poète d’amuser sa tende Hélène,
Ménélas est plus serein le jour de départ
En voyant Pâris prés de sa merveilleuse Reine.Que les nuits sont tristes sans son aimé souverain,
Les nouveaux plaisirs de la nuit sont une horrible absence ,
Son corps réclame à la Lune ses baisers quotidiens,
L’incroyable vertige qui fait vibrer tous ses sens.Pâris reste avec Hélène de plus en plus tard,
Sa lyre chante milles chansons à la douce Reine
Aphrodite guidant ses doigts sur les cordes telle une sirène,
Enfin la lyre tombe sur le sol un soir.Les lèvre du poète frôlent celles d’Hélène,
Ses doigts agiles courent sur la peau de porcelaine,
La toge royale tombes sur les dalles ,
Hélène nue s’allonge sur la couche fatale.Pâris est un merveilleux amant, plus jeune, plus ardent
Que Ménélas, conduisant Hélène vers milles plaisirs
La jeune fille en une nuit découvre le désir,
Dans les yeux de Pâris la vénération, l’égarement.Au petit matin, Hélène abandonne son Royaume , son mari,
Sur un vaisseau serrée prés de son amant
La cale remplie de trésors, de pierreries
Ils vont vers leur destin inconscient…
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