-
Sujet
-
Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Nous sommes tous d’un Pays , d’une ville
Je suis né à Paris dans les années soixante
Dans une clinique du treizième arrondissement
Un vendredi treize charmant mes parents avec mes gazouillis.Courant bambin dans les couloirs des appartements
De la Conservatrice de la Bibliothèque Nationale ,
Dormant avec son boxer dans mon lit d’enfant
J’étais le trésor de ma mère et de la grande dameJe me plongeais vers mes cinq ans dans les aventures de Tintin ,
Je connaissais de la rue Richelieu tous les secrets
C’est surement pourquoi j’ai toujours adoré les bouquins
Il suffit de peu de choses pour faire naitre un intérêt.Après un déménagement c’est dans le dix -neuvième
Que toute la famille s’installa dans une cité parisienne
Prés des Buttes-Chaumont , du canal Saint Martin
Tendre temps de l’enfance avec la Seine pour témoin.Je me souviens des promenades avec Papa sur les quais de la Seine ,
L’odeur des vieux papiers des trésors des bouquinistes ,
La joie de mon Père devant la merveilleuse aubaine
De dénicher le livre caché prés de Jacques le fataliste.Puis arrive le temps de l’adolescence , les années quatre vingt ,
Les radios libres , les grands débats politiques ,
Les premiers grands amours , les baisers impudiques,
Les années frics et tout leurs tintouins.Mais toujours ma ville qui accompagne mon chemin ,
Du meilleur au pire sans me juger ,
La vie qui mène parfois à d’étranges lendemains,
L’imprévue est une aventure à louer.Mais je t’ai vu mon Paris souffrir de tes martyrs
La rue des Rosiers, les attentats de Saint Germain
Aujourd’hui c’est République qui a du chagrin ,
Le Bataclan pour un instant n’a plus le sourire.Mais ma ville n’a pas peur des démons ,
C’est la ville des Poètes , des amants ,
Des familles , des étudiants ,
Des braves gens, des merveilleux salons.On parle dans ma ville toutes les langues ,
Français , Chinois , Arabe , Anglais ,
Italien , Espagnol, Russe , Portugais ,
On danse le tango, la java, les corps tanguent.Paris , c’est la ville des amants
On s’embrasse dans la rue pour les plus passionnés
les plus timides se serrent les mains tendrement,
Qu’ils soient jeunes ou plus âgés.Paris , c’est la ville des pigeons , des moineaux
Des vieilles dames qui leurs donnent du pain ,
Paris c’est tous ses beaux monuments si hauts,
Tant d’histoires dans les pierres merveilleux calepins.Alors Messieurs les terroristes qui adorent la Mort
Je vous dis que ma ville résistera à votre mauvais sort,
Que vos rêves finiront dans les oubliettes ,
Oubliés dans les limbes du temps à jamais.Je reste prés de la Seine , au bord du canal saint martin,
je contemple les péniches, les canards qui s’amusent,
Je m’imprègne du soleil du matin ,
Je suis vivant, nous sommes vivant , Paris notre Muse.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
