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Poème partagé par ROLLANDPOEME – création poétique en ligne
(Dance ce monde absurde et de brutes, ce jour j’ai l’envie de publier une poésie légère…aussi légère que la robe de Marylin).
A Cavaillon, à l’heure du soleil déclinant,
Assis, sur un banc public du square ombragé,
Passif, seul, j’observais le regard nonchalant,
Dans l’animation de l’endroit, les gens pressés.Un vent, fort, frais, de fin d’été : le dit mistral,
Flagellait les visages et décoiffait les femmes,
Annonçant avant l’heure les couleurs automnales,
Même en chaude Provence l’hiver est au programme.A la droite du banc, sortant d’une venelle,
Je vis s’approcher en luttant contre le vent,
En vain, une femme, en ample robe jaune-javel.
Le mistral autour de sa proie tourbillonnant.Coquin, il jouait, soulevait pour mon plaisir,
La robe de la jeune passante, en dévoilant
Ses cuisses rondes et fesses blanches ; le vent en satire,
Sans vergogne, la maltraitait en brutal amant.En essayant de plaquer le tissu contre son corps,
Elle offrait sa plastique à mon œil impudique ;
Au travers de sa robe claire, comme incolore,
J’admirais dans le soleil ses formes érotiques.Avec le mistral qui ne lâchait pas sa prise,
Elle passa devant moi ; je l’imaginais nue,
Aux postures sensuelles, à la poitrine exquise.
Envie de lui sourire, mais c’était incongru.Magnifique image ! Du regard je la suivis ;
Puis du décor la belle femme disparut,
Sans savoir, qu’un instant, elle entra dans ma vie,
Cheveux flottants, déshabillée à son insu.
Elle fut ma Marylin dans ce vent du Midi,
L’espace d’un désir, le temps qu’elle tourna la rue.
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