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Poème partagé par rivedusoleil – création poétique en ligne
Quand tonne le chant lugubre du tonnerre
Dans le ciel des blessures de l’âme cramoisi
Momifiées les étoiles aveuglées se terrent
L’orage du soir jette ses lances sur le corps aviliA l’instant où tout devient amer
Et que la tempête étend son lit malicieux
Il tombe sur mon île des lumières de feux
De lances flammes délires des cieuxRegard tourné vers l’océan – la moiteur
Du jour de grâce perd son lait
Que boivent les étincelles et cendres des fureurs
Par un présent d’angoisses affrétéesYeux rabaissés sur le dernier pas dans le sable creusé
Où s’abrite dans le stigmate le temps mort
Essaient d’extraire le dernier bon souvenir dans la plaie
Sur la rive que trace les mains du sortL’esprit tournant autour de la butte
Déverse les flots de pieuses pensées
Venue de l’abysse – forgée en chaîne de nostalgieÔ âme sereine accepte ta destinée
La sagesse s’acquiert dans ta force
A rompre avec les rêveries et angoisses d’un passé révoluSeul le présent est devant ta face
Est en toi incrusté
Âme dénoue toute nasse
Aux fils d’ombres de faits morts tisséeArchipel est ta conscience
« Fleur » flottante sur l’océan de la vie
N’oublie pas ses racines enfoncées dans l’abysse
Ah ! cet inconscience dans les labyrinthes de soi cachée
Avec toutes les pulsions enracinées🪶 Signature de la plumeAh ! si seulement avec une goutte de po?sie ou d'amour nous pouvions apaiser la haine du monde !
R?sidence sur la Terre (1935) Pablo Neruda
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