-
Sujet
-
Poème partagé par StJust – création poétique en ligne
…
En 1971, alors que j’étais représentant d’une maison d’édition, j’étais allé voir un client à Soulac en gironde. Un monsieur d’environ 75 ans, poète à ses heures et qui vivait avec son épouse dont il était toujours très amoureux. Il m’avait lu , en y mettant le ton, un de ses poèmes dédié à sa femme. Il était magnifique, sa femme l’écoutait émerveillée, et moi-même, j’avais les larmes aux yeux. J’ai perdu copie de son texte dans un incendie, mais je me souviens d’un de ses vers merveilleux qui s’adressait à sa compagne à ce moment là âgée :
» Ne regarde pas le miroir, ce n’est pas un ami fidèle. »
En souvenir de son poème, j’ai voulu en écrire un inspiré par le sien. Mais je dois avouer, sans fausse modestie, que le sien était bien plus beau, et bien plus émouvant.
…
C’est toi que j’ai aimé, ce fût toi la première,
Quand j’avais dix huit ans, toi mon premier amour,
J’étais comme ravi, tu étais ma lumière,
C’était plus qu’évident : Je t’aimerai toujours.Au retour de l’armée, très tôt nous convolâmes,
C’était mon plus cher voeu et il fut exaucé.
Je ne voyais que toi, tu remplissais mon âme,
Tu captais mes pensées, rien ne les a faussées.Lorsque tu fus maman, tu étais la plus belle,
Et je me demandais, pourquoi je fus l’élu,
Goûter à cette joie, partagée avec celle,
Qui stimulait ma vie… le bonheur absolu.Bien du temps a passé, ma passion est la même,
Des rides ont marqué ton visage chéri.
Je n’ai aimé que toi, c’est toujours toi que j’aime,
Tu fus mon obsession, je n’en ai pas guéri !….…
St Just ( Joël Gauthier ) 24.12.2015
🪶 Signature de la plumeLa poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.

