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Poème partagé par StJust – création poétique en ligne
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Mon mec à moi, c’est mon maque, mon Jules,
Ben quoi, mon maquereau, régnant sur les bordels,
C’est pas un gigolo, l’est roi de l’opinel,
Son nom vous dirait rien : il est sans particule.Eh oui ! Il est proxo, il travaille à l’ancienne .
On le voit parader dans les salles de jeux,
Mais il est familier d’un bistrot sulfureux
Il se tape un carton, tous les jours chez Lucienne.Çà, faut pas le chercher, il prend vite la mouche,
Il se fait respecter, s’il le faut violemment.
Ceux qui l’ont affronté, s’en souviennent vraiment !..
On ne les revoit plus, parfois… c’est même louche !…Avec lui, c’est réglo, les compteurs il relève,
Il faut pas discuter, on n’a pas intérêt,
Il sait rapidement vous fermer le clapet,
Il faut du rendement, c’est presque marche ou crève !…Mais, je n’ai plus le choix, je suis dans l’engrenage,
Quand il m’a prise en main, je sortais de mon trou,
J’étais pas diplômée, à Nogent-le- Rotrou,
Ya pas de débouchés, pour les filles trop sages.Alors, comme il disait : Je te prends sous mon aile,
Tu seras protégée, suffit de t’appliquer.
Tu ne discutes pas, faudra pas répliquer,
Tu fais le maximum et toujours avec zèle !…Au début, je croyais, que j’étais amoureuse,
De lui, il était beau, et il me semblait fort.
M’avait fait des cadeaux, j’ai donc fait un effort,
Pour lui j’ai accepté, je pensais être heureuse.Mais au fil des années, après deux ou trois trempes,
Je n’ai plus eu le choix, et j’ai fait comme si,
Si j’avais discuté, çà sentait le roussi.
Et je ne voulais pas d’un flingue sur la tempe !…Je n’ai plus d’illusions, j’attends rien de la vie,
Je vis au jour le jour. sans amour, sans tendresse,
Il me fait avorter à la moindre grossesse,
Un enfant çà nuirait, je n’en ai plus envie.Maintenant, je suis gaie, je suis plutôt comique,
Et je le dis parfois, en sortant des foutaises :
Mon homme est magistrat, vous m’en voyez fort aise,
Car il est procureur… mais… de la raie publique !……
St Just ( Joël Gauthier ) 8. 2. 2016
🪶 Signature de la plumeLa poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
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