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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Ma tendre amour viens que je t’emmène ce matin
Bien que le temps je le reconnais soit un peu chagrin,
Mais tu sais que j’aime la pluie pour le malin parapluie
Qui permet l’affectueux rapprochement si fortuit.Nous aurons chérie les quais de la Seine rien que pour nous,
Les touristes restent dans leurs hôtels les jours de mauvais temps,
Les bouquinistes ferment leurs étalages à la première goutte,
Louons les éléments si radieux pour les audacieux amants.Nous commencerons notre Romance sur le Pont Marie,
Les hôtels particuliers de la sage ile Saint Louis sont encore endormis,
Leurs volets sont clos, les oreilles indiscrètes entendent leurs soupirs,
Voilà des amants qui n’aiment pas la pluie de peur de défaillir.Voici le Pont d’Arcole est son ballet de bateaux mouches,
Ils ne font pas fortune sous les ondées, les voilà désertés.
Que leurs croisières sont vides sous la féconde douche,
Même pas deux amoureux et leurs doux baisers.La Statue d’Henri quatre protège le Pont neuf sur son cheval,
Savais tu qu’autrefois on pouvait acheter pour sa tendre Marion
Des bijoux , des fleurs chez les marchands installés sur les balcons,
Même des dentistes, des pharmaciens enrichissaient les étales.Nous arrivons à l’ile de la cité protégée par la grande cathédrale ,
Entrons un instant nous protéger à Notre Dame , serres moi la main
Je ferme le parapluie , bientôt la pluie s’arrêtera jusqu’à demain,
Regarde la magnifique rosace, le soleil laisse son hâle.Les nuages gris sont repoussés par les vents du printemps,
Les rayons du soleil traversent audacieusement les vitraux,
N’est ce pas un merveilleux cadeau pour ce tendre moment,
Reste prés de moi, tout ici est merveilleusement beau.Quittons la cité, j’entends les touristes qui sortent de leurs cars,
Saint Michel et ses cafés vont nous réchauffer,
Crois tu que le étudiants si pressés sont jaloux de nos regards,
Laisse moi seulement m’en amuser.Le Pont Mirabeau est la fin de notre balade,
Les seuls violons que nous entendons sont ceux de la passion,
Désolés pour les sanglots longs, je chante mon aubade
A tes oreilles , j’écoute tes promesses ma tendre saison.
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