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Sujet
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Il avait suivi du mieux qu’il pouvait l’étrange lumière,
Regardant avant de quitter sa chambre démodée
Son corps étendu sur le grand lit, sa tête sur l’oreiller
Fixant le plafond d’un regard éteint sous les prières.Comme il semblait lourd ce corps allongé, immobile.
Comment arrivait il à bouger, à courir autrefois,
Comment des mains de femmes pouvaient être volubiles,
Trouver un plaisir à caresser cet homme aux abois.Il voyait cette femme, cette douce épouse qui pleurait
Entre sa mère et Monsieur le curé avec ses simagrées.
Ses enfants de l’autre coté immobiles, décontenancés
Par cette dernière nuit où tout autour d’eux s’écroulait.Mais la lumière le pressait de partir, de franchir les murs
De la vieille maison; il oublia les vivants et les quitta à tout jamais.
La résidence s’éloignait de plus en plus, désormais
Il volait dans les nues suivant la Lumière et sa froidure.Il ne sentait plus la chaleur du Soleil , sa douceur:
Un halo blanc, froid entourait son âme comme un suaire.
Jamais plus il entendra le battement de son cœur ,
La Terre devenait un petit pois dans l’Ether.Puis subitement la Lumière disparue, se perdant dans les milliers d’étoiles
le laissant abandonné dans un Univers inconnu :
Tout autour de lui était silencieux, aucune trompettes de bienvenue ,
Pour ce voyage sans but , tellement fatal.Puis le silence disparu, tout autour de lui un brouhaha
De pensées , de songes ,de rêves : Toutes les âmes perdues
Venaient l’accueillir, toutes chantantes, divin brouhaha
De langues mêlées, d’une Humanité fille d’étoiles.
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