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Poème partagé par ZAGHBENIFE – création poétique en ligne
Un jour marchant le long d’une rivière
Je vis des hommes sillonner la rive
Dans leurs mains de longs bambous
Je mis de l’ombre à mes yeux contre la lumière
Pour contempler la procession attractive
Je pris les marcheurs pour des fousJ’entendis un poisson dire d’une voix amère
Conseillant son enfant d’une façon hâtive
Ne crois pas le fils de l’homme; c’est un loup
Déjà les humains entre eux engagent des guerres
Et avec des trucs scientifique et d’une façon créative
Ils s’imposent sur le pauvre; et lui tordent le couLe petit poisson tortillant sa queue
Dit à son père d’une voix douce et agréable
Père, le fils de l’homme ne craint-il pas Dieu
Non mon fils la folie est le contraire de raisonnable
Et chacun d’eux fait de son mieux
Pour ne garnir que son coffre et sa tableAlors je compris les hommes et leur manège
Qui l’un derrière l’autre et les bambous dans leurs mains
Sur la rivière ils vont faire un siège
Et les poissons vont vivre un jour malsain
Et chacun d’eux va jeter son piège
Pour attirer les poissons mine de rienLe ver dit d’une voix basse au petit poisson
Ne t’approche pas, je porte avec moi ta mort
On m’a percé d’un redoutable hameçon
Qui ; si tu m’avale réglera ton sort
Et si tu veux bien ancrer en toi la leçon
Etre né poisson est ton unique tort
Le fils de l’homme ; heureux de ses moissons
Fait perdre à tous les faibles de la terre le nord
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