-
Sujet
-
Poème partagé par lagaudiere – création poétique en ligne
Mon amie, que te dire de la vieillesse,
Sinon qu’elle est une perfide traîtresse
Qui a attendue son heure, bien occultée
Par l’allégresse de nos jeunes années…Lentement, elle a dévoré notre jeunesse,
Maltraitant nos cerveaux, la bougresse.
Elle a saturé nos mémoires de souvenirs
Et nous a procuré l’illusion de rajeunir.De brèves images d’un passé lointain,
Nous ramènent au temps des copains
Et de la cabane, nichée dans le jardin,
Quand, fuyant l’école, pour s’amuser,
Eloignés des regards, on s’y réfugiait.La fête qui battait son plein au village,
La nuit où tu es devenue moins sage.
A quinze ans, au bal du samedi soir,
C’est là qu’a débutée notre histoire,
Les vieux disaient, c’est de leur âge…
Mais le temps a passé, c’est dommage.Ce temps qui dégouline sur nos visages,
Pose des rides, témoins de son passage.
Peu à peu, le miroir défait les portraits,
Lançant un reflet à la chevelure grisée.
Le regard à présent usé, un peu délavé,
Comme s’il n’avait plus rien à regarder.La démarche ralentie, parfois hésitante
Appesantie par les décennies passantes,
Nous fait ressembler aux vieux d’antan
Dont on se moquait tous… allégrement.
Eux, se sont envolés, comme de la craie,
Victimes candides du souffle des années.Nous c’est vrai, on ne s’est jamais quitté
Main dans la main, année après années,
Aujourd’hui, nous sommes toujours là
Mais demain, qui sait… peut-être pas !
Et aujourd’hui tu vois, je me sens las…
De cette vieillesse, qui ralentit nos pas.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.
