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Poème partagé par gentilprince – création poétique en ligne
Alceste n’a plus de temps à perdre
Laissez moi seul avec ma fille,
Près de nous deux le soleil brille.Je ne crois plus aux autres gens,
Qui parlent doux habilement.Ils se récitent chaque soir,
Les formules d’un vieux grimoire.Ils ont appris dans un miroir
À chaud pleurer pour émouvoir.Ils me font croire a une histoire,
Sortie d’un conte d’une armoire.Ils meritent un césar d’honneur,
Pour ces promesses de bonheur.Je ne sais plus les reconnaître,
Les pros du faux et du paraître.Tout ces clowns blancs sans maquillage,
Se constituent de beaux visages.Alors, bien sûr les bons existent,
Les vrais gentils, les humanistes.Ils sont si peu dans cette foule,
Tous identiques comme les moules.Rien ne permet de les sentir,
Les vrais pourris dans l’avenir.La mort m’attend sur l’autre rive,
Et je ne suis pas détective.La vie s’en va mon coeur s’arrident,
Sur mon visage creusent les rides.J’ai déjà trop perdu de temps,
À écouter ces boniments.Alors pour le peu qu’il me reste,
De mots d’amours, de tendres gestes.Plutôt que le vent les parpilles
Ils sont pour toi petite filleTon papa
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