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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Nombreuses sont les histoires fantastiques sur Paris,
Du violon d’Erich Zann au meurtre de la rue Morgue
Nombreux sont les joueur habiles des grands orgues
Qui dans leurs ballades fantastiques sèment leurs phobies.J’ai longtemps côtoyé les fantômes , ce sont d’honnêtes esprits
Qui égarés dans le temps sèment leurs ennuis dans la ville.
Je vais jouer dans ce conte le chauffeur qui conduit
Le voyageur dans ce monde étrange aux larmes de folies.I – le Fantôme de la Villette
Si pour vous la Villette est synonyme de cité des Sciences,
De Palais de la Musique, de promenade dans les jardins de Bambous,
Je vais vous parler de son pauvre fantôme , de sa déchéance,
D’effrayer le pauvre quidam il en a perdu le gout.Notre esprit était un fier boucher habile au couteau pour découper
Bœufs, veaux, cochons et bien sur Demoiselles et jouvencelles
Mais à trop saigner ses contemporaines il fut arrêté et guillotiné,
Condamné par Saint Pierre à errer dans les abattoirs durant des siècles.Heureux de côtoyer le sang des bête dans les tristes abattoirs,
Effrayant au passage quelques équarisseurs en les découpant
Il fut pris au dépourvu quand son Palais se vida pour longtemps,
Plus de bêtes, de rouge sanguin sur les murs blancs, sur les trottoirs.Aujourd’hui devant les bobos et leurs enfants, il baille d’ennui ,
La musique de Pierre Boulez lui sort par les oreilles,
Prés du canal de la Villette il pleure les années enfuies,
Boris Vian et son Tango des bouchers lui rappelle les fugaces merveilles.II- Le fantôme de l’ Opéra
Si Gaston Leroux a raconté ses aventures avec grâce
Le fantôme de l’Opéra n’est pas ce monstre si coriace.
Suspendu aux cintres, au dessus de la scène ,
Il se prend pour un argenté mécène.Il n’aime que les danseuses, se régale des entrechats
Si élégants que font les agiles petits rats ,
Quand Pavarotti était encore de ce monde
Dans sa loge prés du ténor il l’admirait comme la Joconde.Aussi notre mélomane laisse dans les souliers de danse
Un louis d’or pour marquer de son admiration les ballerines.
Heureuses celles que le fantôme a choisi , toutes les chances
De devenir étoiles s’offriront aux charmantes gamines.III- La bande de poulbots
Les fantômes ne sont pas tous solitaires, sur la Butte Montmartre
Quand arrive l’été , prés des vignes, de la Place du Tertre vers midi
Il vous arrivera d’entendre les rires et les chants d’enfants,
Ce sont les poulbots de la Commune qui sont tombés à Montmartre
Qui jouent depuis des siècles à leurs jeux d’écoliers, qui sourient
A ceux qui ont gardé leurs rêves d’enfants.IV- Les amants de la Seine
Prés des iles Parisiennes, à l’ombre de la cathédrale millénaire
Suspendus au cours de la Seine, des bateaux mouches qui vont et viennent,
Entre le Pont Neuf et le Pont Marie s’embrassent pour toujours les amants de la Seine.
Leurs roucoulements se confondent avec ceux des pigeons,
A la lueur des réverbères leurs ombres s’allongent sur les pierres grises
Des quais cherchant dans la folle nuit un nouveau horizon,
Pour que d’autres amoureux cette nuit en eux se déguisent,
Dans les corps conquis à la passion ils se glissent
Puis revivent dans leurs baisers leur passion à leurs guises.Epilogue
Bien sur je pourrai continuer le grand inventaire,
Mais cher client je dois reprendre mon suaire ,
A Montparnasse m’attendent Verlaine, Aragon, Apollinaire
Cachés dans les lueurs du passé et des cafés.
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