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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Adelaide reconnut l’étranger , posé prés d’une fenêtre
Un livre à la main , le loup masquait son visage.
Il semblait bien de cette étrange maison le maitre ,
Il la regarda, enleva son loup , se montra sans maquillage.Il était jeune , dans les vingt cinq ans , d’une beauté magnifique,
Sa peau blanche comme du lait , ses lèvres rouges sanguines ,
Il était grand , son corps était fin mais sans être malingre,
Ses mains étaient longues , ses doigts comme ceux d’un pianiste .
On pouvait deviner que dans l’exercice des caresses il n’était point novice,
Son sourire était franc , ses yeux vous transperçaient comme des javelines ,
Il pouvait certainement aussi bien vous aimer que vous détruire.Casanova:
– » Charmante Adelaide , vous êtes venu jusqu’à moi ,
Mon cœur est plein d’apprehension, un touchant émoi…
Laissez moi vous embrasser ,
Je dois vous remercier. »Casanova s’avance.
Adelaide:
– » Attendez un instant monsieur ,
On m’a raconté d’étranges histoires sur vous ,
Avant de me laisser embrasser je veux tout savoir sur vous ,
Il faut que tout me soit dit , sinon j’irai voir ailleurs.Casanova:
– » Qui vous a instruite sur moi, qui vous a raconté autant de ragots ,
Adelaide prenez place sur ce canapé , je m’installe devant vous.
Je vais vous raconter une aventure extraordinaire je vous l’avoue ,
Ecoutez bien tous mes mots :
Je suis bien Casanova , je suis immortel grace à Cagliostro ,
Je n’en avais plus pour longtemps , la vieillesse conduit à la mort,
ET où que j’allais pour fuir les ailes de l’horrible mégère
Je sentais son souffle prés de moi, détestable messagère,
Banni de Venise pour des crimes inventés , quelques Doges cocus
Voulaient au gibet me pendre , maudits parvenus…C’est en Bohême , dans l’ennui d’un printemps maussade
Que je sentais en moi les dernières heures , ma vie devenait fade
Seules quelques putains venaient piller mes derniers trésors,
Je regardais pour la dernière fois l’aurore …
C’est alors que le fidèle Cagliostro entre en scène:– » Mon ami, j’ai pour vous le remède à la Mort ,
J’ai enfin trouvé la pierre philosophale , elle transforme tout en or
Mais en plus elle donne vie et jeunesse pour l’éternité ,
Je l’ai posée sur mon front , la vigueur m’est revenue comme la marée
Mais dans cette vie longue qui m’attend j’ai besoin d’un compagnon,
Casanova vous êtes un ami fidèle , avec vous nous allons faire tomber les tyrans ,
De la Loge de Venise , des francs maçons nous allons tirer les cordons
Comme des marionnettistes pendant des siècles , cela sera amusant.
Je vais simuler votre mort , vous vous réveillerez jeune comme à vos vingt cinq ans. »Cagliostro tint sa promesse , je me réveilla jeune , fort , vivant à nouveau
Comme un jeu nous partions à la conquête du monde,
Nous menions des révolutions dans tous les pays , nous servant d’illusions
Pour faire naitre le Nouveau Monde , après la Révolution :Napoléon ,
En Autriche nous aidions les anarchistes pour poser leurs bombes,
En Russie la plus belle victoire de voir tomber le Tsar,
Pour purger la Terre des imbéciles nous faisions les Guerres…Ne tremblez pas Adelaide, ces heures ont passé , la lassitude nous est venue….
Malgré toutes nos tentatives pour régenter ce Monde rien n’allait comme prévu…
Nous sommes rentrés à Venise , Cagliostro continue de faire de la politique,
Quant à moi je cherche l’amour sur cette Terre, voilà ma seule conduite. »Adelaide:
– » Et je suis l’amour que vous cherchez,
On m’a raconté le sort de vos maitresses, le harem..
Pour qui vous prenez vous, pour un être suprême
Régentant tout autour de lui , triant l’ivraie. »Casanova:
– » J’ai offert à mes maitresses la vie éternelle ,
Cela était une erreur , jeune fille…
Elles sont toutes à moitiés folles enterrés sous la terre,
Je vais leurs rendre visite toutes les semaines,
Elles sautent sur moi prêtes à me dévorer ,
Elles arrachent mes vêtements , soupirent comme des damnées
Dans leurs étreintes elles veulent aspirer de mon corps l’éternité.Mais à toi , Adelaide , je veux t’offrir l’amour ,
Je veux t’épouser , avoir des enfants, te voir vieillir , mon amour ,
L’éternité n’est pas un don bienveillant mon enfant. »Il se lève et l’embrasse , Adelaide garde les yeux ouverts.
à suivre…
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