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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Comme il est charmant le gazouillis du nourrisson
Prés du sein de sa mère ,
Ressemblant aux chants des Anges au diapason
Dans le lointain éther.Les rires , les piailleries ,dans les cours de récréation
Eteignent le silence,
Vacarme joyeux offert par nos tendres mirmidons
Contre nos jours dolents.Sur des lits défaits, prés des fenêtres entrouvertes ,
Les jeunes amants s’embrassent ,
Bercés dans leurs ébats par le charivari offert
Par des séraphins aux terrasses.Dans les rues , immobiles , posés comme des enclumes
Vont les paumés de la ville ,
Le courant les absorbe ne laissant dans la rue que l’écume
De leurs jours fragiles.Prés d’une fenêtre , aussi fragile qu’une feuille en automne ,
Une vieille dame observe,
Dans cette vitrine perpétuelle combattant le monotone
Qui éteint sa verve.Derrière les murs tristes du Père Lachaise, dans ses allées mortuaires ,
Un cortège lentement avance ,
Des larmes s’envolent dans les rues comme une pluie en hiver
Des derniers hivers , la créance.
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