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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Les blocs gris souris de la plage de Pondichéry
Bordés par l’ocre du sable où nous promenions
Fouettés par les vagues du golfe de Bengale
Se rappellent ils encore de nos promenades de Minuit ,
Nos empreintes sur le sable comme signes de notre union
Avec le temps passé se sont évanouies comme une flamme.Les deux tours colorées de l’église du sacré cœur
Ont la douceur d’un pastel , nimbées d’un blanc crème :
C’est devant son parvis que je t’avais dit » je t’aime »,
Bien avant les étranges années de notre malheur.On m’a raconté que les motos et les vélos filent encore dans ses rues ,
Te souviens tu de nos folles escapades sur mon vespa rouge ,
Comment je me faufilais dans les rues me moquant des emportements ,
Je sentais contre mon dos ta chaleur , tes bras serrés, rien d’incongru
Ces après midi de tomber pour toujours amoureux de tes lèvres rouges
Posées sur mon cou , nous nous moquions des bras levés des commerçants.Les Bouddhas de pierre souriaient quand nous quittions la ville ,
J’avais pensé un instant grimper sur les éléphants immobiles ,
Vers les palais abandonnés des Maharadjahs tu m’emmenais
T’aimer sous le soleil prés des bassins où des enfants de baignaient.L’indépendance de l’Inde , les foules haineuses nous ont séparées ,
Je t’ai abandonné pour revenir en France , pour une instant oublié ,
Tes parents ne m’ont jamais beaucoup aimé , moi le petit français .
Alors que les jours deviennent gris comme de la cendre jetée
Mes pensées me conduisent à nos tendres et amoureuses journées ,
A mes baisers posés sur tes seins une seconde dévoilés.Pondichéry , mon amour ,
Je reviens sur la plage de notre jeunesse ,
Pondichéry , pour toujours ,
Je pleure ces années perdues par ma faiblesse.
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