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Sujet
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Tranquillement endormi dans mon fauteuil
Mais, tel un chat, ne dormant que d’un œil,
J’écoutais ma pendule, détentrice du passé,
Me conter les aventures d’époques oubliées.De l’aube au crépuscule, poursuivant le soleil,
Elle bombardait chaque seconde à mon oreille,
Me contant la vie des hommes de tous azimuts,
Qui imitant le coq, s’égosillent sur leurs buttes.Le défilé des caricatures devint surabondant,
Les silhouettes d’antan giclaient du cadran,
Envahissant le salon, minute après minute,
Distribuant au passage, quelques uppercuts.Une chaude lumière m’amenait vers des pays
Eloignés de mon monde aux murs trop gris,
Ou des archipels envahissaient mes pensées,
Caraïbes en miniatures, hérissés de palmiers.Une sérénité profonde planait dans le salon
Quand je fus déranger par le vol d’un moustique
Dont l’insolence brisa l’atmosphère d’invitation
A suivre les aventures de mes rêves fantastiques.En voyage au-delà de cette pièce, j’étais emporté
Par une invasion de vagues habillées d’absurdités
Cet extravagant gisement de stupides révélations
Créait une ambiance d’ombres et sublimations.Puis, une grande vague bleue inonda mon monde,
Submergeant les îles fantastiques et leurs vahinés,
Détruisant et réduisant à néant toutes les beautés,
Fruits de mon cerveau, aux rêvasseries fécondes.Je fus sauvé par l’étanchéité de ma pendule amie,
Immergeant des vagues de cet insolent tsunami,
Elle se mit à carillonner dans la maison assoupie,
Pour annoncer, que l’heure de la sieste était finie !
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