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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
L’enfant blanc murmurait tendrement
Nénène
Les fleurs de cannes murmuraient les soupirs de ton âme
Malgré la misère et la fatigue
Danseuse de séga
Tu dansais et chantais
Lancinante voix
Les notes d’un maloya
Le rouleur d’Afrique pleurait l’exil
Roulaient les graines du kayam
Le feu de bois
L’odeur des fleurs , des plats
L’île offrait l’oubli
Son âme , sa poésie
Tu devenais femme créole
Dame de Charles et de Léon
Le cœur brulant des poètes
Laissait des parfums et des regrets
L’île offrait sa douceur et sérénité
Le soleil nattaient dans les cheveux des femmes
L’or de ses rayons de miel
Le crépuscule ondulait sa beauté
Sur les fronts bruns et blonds
Les journées commençaient par la prière
Avec les oiseaux chanteurs
Lèvres closes , sans paroles
Les femmes tressaient sacs et chapeaux , paniers
Raccommodaient les oripeaux
Les heures s’apprivoisaient
Nénenes aux berceuses magiques
Femmes de saint Philippe
Femmes casseuses de macadam
Femmes de pêcheurs
Femmes de Cilaos
Brodeuses qui font naitre des dentelles si fines
Si délicates que même les rayons de soleil s’y laissent surprendre
Femmes courageuses , fortes
Libres…libres
La nénene chante encore dans mes souvenirs d’enfance
Je n’ai rien oublier
De l’île qui aimait
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