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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Il faisait confiance à ses rêves pour trouver son chemin,
Certains le regardaient comme un simple mendiant
Portant de vieilles loques comme simples vêtements,
Sur les routes bravant sans cesse les après demains.Si son ventre criait famine comme une éternelle rengaine
Il suffisait de cueillir des fruits sur les bords de route
Pour calmer les gargouillements de son ventre en déroute
Quitte à voler quelques poules dans des vieilles fermes.Alors qu’il passait encore un nuit à la belle étoile
Une étrange ombre visita ses songes,
Elle lui chuchota que pour trouver son Graal
» Dans les brumes l’âme plonge »C’est ainsi qu’au petit jour il quitta la route
S’enfonçant dans les brumes matinales ,
Même l’astre naissant se montrait au compte-goutte
Laissant sur les arbres une lueur pâle.Dans cette brume étrange il sentit la salinité de la mer,
Les embruns, le varech ; le vert de la prairie
Laissait place à une terre sablonneuses et légère ,
Il arriva face à l’Océan infini…Face à lui une ombre vaporeuse prés d’une barque
L’attendait , alors qu’il s’approchait d’elle
Il crut entendre un battement d’aile ,
D’ Avalon était elle la monarque ?Il se souvenait des vieilles légendes que lui racontait
Son Père , de Morgane, la femme oiseau
Reine d’Avalon, Guérisseuse d’Arthur, Magicienne,
Des huit sœurs courant dans la nuit comme des animaux,
De cette île sans cesse cherché dans la nuit.Installé à la proue de l’esquif
Il se laissa guider par les vents rieurs ,
Dans son dos l’ombre semblait massive,
Conduisant la barque sans heurts.Seul l’Océan chantait dans cette solitude ,
Les vagues tambourinaient sur les cotés ,
L’horizon était gigantesque à perte de vue
Une ligne droite sans terre pour la briser.L’ombre depuis longtemps avait disparu,
Le courant l’entrainant vers l’ile perdue,
Il s’endormit comme il le faisait quand il était enfant
D’un sommeil profond où chantait sa maman.+++++++++++
Quand il se réveilla il était sur la plage,
Il quitta la vieille barque qui semblait sans âges ,
Le sable était blond , chaud , léger
Il enleva ses chaussures à ses pieds.Il aperçut une route qui s’enfonçait dans les terres,
Sur ses bords des arbres fruitiers offraient leurs présents,
Affamé il se jeta sur les oranges, les poires , les raisins,
Tous les fruits de la terre s’offraient, tous succulents,
Le rêve du voyage disparu il avait encore plus faim,
Il mangea comme un ogre le délices offerts.Rassasié il reprit sa route, il traversa des villages colorés
Aux maisons blanches aux volets bleus, aux enfants joyeux
Courant dans les rues prés de vieilles grands mère,
Des lavandières riaient prés d’une chantante rivière,
Des hommes jouaient du luth avec des sourires heureux,
Tous étaient heureux sur l’île d’Avalon, dans l’éternel été.Il arriva enfin au chateau de Morgane et d’Arthur,
Les hui sœurs transformées en oiseaux tourbillonnaient,
L’étrange ombre apparut, mi femme mi oiseau,
Son sourire était triste et beau,
Il s’approcha de la fée,
Ecouta son murmure..» Tu es mort »
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Dans la campagne endormie , une estafette de la gendarmerie,
Plus loin sur un chemin un corps endormi,
Un vagabond sur le sol git ,
Au loin, sur une plage des enfants rient.FIN
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