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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
Ils étaient allongés sur ce grand lit
Face à face presque à s’ effleurer
Silencieux dans cette longue nuit
Mourant d’envie de se toucher.La fenêtre entrouverte laissait passer
Un courant d’air frais dans la chambre
Frôlant leurs peaux de ses baisers
Aussi froid que ce mois de Novembre.Ils étaient encore jeunes , innocents ,
Pour la première fois il aimait
Pour la première fois elle lui souriait
Tous les deux baignés par l’opalescence.Quand il posa ses lèvres sur les siennes
Il sentit son cœur lentement se changer,
Son sang devenait sable dans ses veines,
Lentement brulant son corps étranger.Elle enroula ses jambes autour de son corps
Son dos se figeait comme une colonne de pierre
Elle frôla ses cheveux de ses doigts morts
Tout sa peau devenait aussi friable que du calcaire.Lentement , de toutes ses forces il fût en elle
Déjà leurs poumons devenaient silices,
Leurs yeux des diamants aux lueurs irréelles
Dans une étrange immobilité leurs premiers délices.Le sculpteur reposa ses outils sur l’établi,
Il regarda les deux amants pour toujours unis,
Du marbre brut il en avait assuré la métamorphose
Cette nuit étrange pour cette douce apothéose.
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