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Poème partagé par lagaudiere – création poétique en ligne
J’entrevois des images d’un passé lointain,
C’était le temps du collège et des copains,
En fin d’après-midi durant les jours d’été,
On quittait l’école, pour courir se réfugier
Dans la cabane cachée au fond du jardin.Je me souviens de cette fête du Printemps,
Cette année-là, sans la vigilance des parents
On aurait pu commencer une belle histoire,
Tu avais seize ans, et au bal du samedi soir,
La nuit nous ayant incité à ne pas être sage,
La jeune fille amoureuse devenait femme,
Les corps étant embrasés par les flammes
D’un amour passionnel, offert en partage.
Mais bien sûr je divague et c’est dommage,
La timidité nous interdisait d’être volages.
Les théories, on ne savait pas les appliquer
On ignorait toutes les pratiques de l’intimité
Et, te prendre la main, je n’ai même pas osé.Le temps va, en dégoulinant sur mon visage,
Imprimant des rides, témoins de son passage.
Et dans le miroir qui réfléchit mon portrait,
Je découvre un visage que je ne reconnais
Le regard comme attristé, un peu délavé,
Qui peut voir, mais ne sait plus regarder.Voilà comment agit cette perfide traitresse,
Qui, vous comprenez, se nomme vieillesse,
Elle a su attendre son heure, bien occultée
Dans insouciance de mes jeunes années.
Lentement, elle a anéanti ma belle jeunesse,
Fatigant mon corps, limitant mes prouesses,
Saturant ma mémoire de nombreux souvenirs
Qui me procurent parfois, l’illusion de rajeunir.
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