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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Frères et sœurs qui me lisez,
N’ayez les yeux trop durs,
Ni trop doux,
N’ayez le cœur trop affligé,
Ni par dépit trop amusé,
Que vos baisers soient fous,
Et que parfois fleurs vous abaissent.Frères et sœurs qui me lisez
Enivrez-vous de rêves,
Enivrez-vous de vitraux,
De la beauté des femmes,
N’ayez pas cette violence
Qui n’écoute pas le monde,
Et peut le faire bien laid.Frères et sœurs qui me lisez
Prenez le temps de vivre,
Ne courrez pas en tous sens,
Ayez pour la mer une pensée,
Et pour le ciel qui vous côtoie,
Levez les yeux quand il le faut
Si tant l’amour vous fait défaut.Hommes et femmes qui me lisez,
Lisez poètes plus que philosophes,
Buvez vins jaunes plus que bières,
Profitez de la vie et des miels dorés,
Aimez brunes ou blondes qu’importe,
Ouvrez toutes sortes de portes,
Pour n’avoir de regrets jamais.Frères et sœurs qui me lisez
La jeunesse ne doit être avantage,
Ni la vieillesse vous obscurcir,
Ni le ciel vous abuser,
Ne craignez que vous-mêmes
Car Dieu sans doute vous aime,
Puis sachez ce qu’il faut oublier.A vous ces vers que vous lisez,
Vous en faites ce que vous voulez,
Il n’est pire joie que d’aimer,
Ou de tout attendre de l’amour,
Hommes et femmes qui me lisez
Sachez pencher du bon côté,
Du beau du vrai de toute poésie.
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