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Poème partagé par Ogr3 – création poétique en ligne
L’âme plane au-dessus des corps
Le soleil plante le décor
Et dès son coucher
Les ombres s’allongent dans la pénombre
Sombrant vers un front amerUne ombre plane, l’esprit nuageux
Sur l’humanité pleut la discorde
Des chimères attendent l’obscurité
Un pupille de la Nation en était l’héritierUn pêcheur de sole a touché le fond
Une fin d’été en 1942, une bombe a explosé sur le pont
Minant les espoirs d’un fils de quatorze ans
Désœuvré, en proie avec l’enfermement
La peine ne connait pas de frontière
Elle est l’œuvre cruelle de la guerrePlus au Sud en 2016, un père tombe sous les bombes
Laissant un cœur de quatorze ans en ruine
Alors il divague et titube vers l’espoir
Puis s’arrête au pied d’une triste barrière,
Aux portes des rêves refoulés d’un autre enfant naguère…La mousse parsème l’écorce sous la bise du Nord
Les fleurs se tournent toujours vers la lumière
Le soleil plante le décor jusqu’à l’aurore
La nuit en haillon enlace les songes austères
Croyant transformer le plomb en or
L’enfant du marin a grandi
Rassemblant le désenchantement, en partie
Loin d’un Morbihan natal, au fatal destin
Une fille croise, un douloureux reflet en chemin
La dureté masquera pour toujours ses traits fémininsPensant que la colère se serait assagie avec le temps
Fière est la souffrance, dans son aveuglement
Elle suivra pourtant ce chemin, inlassablement
Sur les traces d’une montagne, fissurée de regretsLes flots proviennent toujours d’une source
Permettant au schéma d’hiberner les ours
La haine est intarissable, immense est son passif
Elle compte de plus en plus de membres à son actifEt la haine gangrène, et la colère s’appelle, Madame sans gêne,
Sans gène pfffffffff…Se donne de la peine
Suffirait de regarder dans le rétro viseur !!!!
Moi je ne mange pas de ce pain-là
Mon pain noir est depuis longtemps rassis…J’aime ce moment, quand Aquilon s’écharpe avec la brume
Ou le mensonge se dérobe, ou le beau se fixe
Loin des rixes prolifiques, la liberté est prolixe
L’astre émerge, inondant les vagues marines
Les nuances se mélangent, à l’Ouest la nuit décline
Je reste un fidèle défenseur de ce bel horizon
Quand l’obscur prend un vent, au soleil levant
Et les cloches restent murées dans un silence paradoxal…L’âme plane au-dessus des corps
Le soleil plante le décor
Et dès son coucher
Les ombres s’allongent dans la pénombre
Sombrant vers un front amer…Ogr3
🪶 Signature de la plume"Aux moments les plus impr?vus nous nous demandons bien s?r qui nous sommes vraiment derri?re les couches de peinture dont la culture nous a recouverts." Jim Harrison
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