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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
En relisant Stefan Zweig et sa lettre d’une inconnue
je repense à toi , que l’instant d’un soupir j’ai aimée
Quelques heures dans un compartiment d’un train allant vers Bâle ,
Serrée contre moi le temps d’une nuit aux baisers contenus
Jusqu’à l’aube pour que nos convenances soient oubliées
Dans cette fugace , ardente passion loin de toutes cabales.As tu mon inconnue oubliée aujourd’hui cette brûlante passion ,
Les lois du sacrifice ont changé de genre , point de fruit pour cette union,
les lettres des inconnues ont perdu leurs destinataires
Toutes semblent aujourd’hui secondaire.Saches mon inconnue qu’il suffit de fermer les yeux
Pour me retrouver prés de toi, comme cette nuit là ,
Que sur tes seins mes mains soient si curieuses ,
Que revienne ta danse lascive accompagnant nos ébats.Quand je suis descendu du wagon au petit matin
Tu me regardais avec un air chagrin ,
Etions nous si bêtes pour fuir notre destin
Pauvres amants sans têtes…
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