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Monstres, démons et cie !

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoSybilla, le 15-05-2017 19:27.
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  • #2653613
    Plume de platine
    ★★★★★☆
    Avatar photoELTEOR
    Membre Oasis
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      Poème partagé par ELTEOR – création poétique en ligne

      A la lueur des flambeaux,

      Quand les ombres des villages désertés, meurent
      Après le départ, des derniers habitants
      Les âmes des défunts, dans les tristes demeures
      S’approprient les lieux, en nouveaux occupants.

      Un vent glacé traverse les rues et venelles
      Il souffle les souvenirs, d’un lointain passé
      Où l’on voyait les paysans, à pas pressés
      Rejoindre leur logis, à travers les ruelles.

      Plus de feu dans l’âtre, plus de fleurs aux balcons
      Le cœur du bourg se remplit de vacuité
      Sur la statue du vieux poilu rubicond
      Un corbeau pleure des larmes de viduité.

      Et du cimetière, des lumières s’allument
      Car des caveaux, des tombeaux, les morts hâves, maigres
      Prennent vie et s’animent, leurs habits de brume
      Brassent l’air putride, fétide, en relents aigres.

      Tout ce petit monde, à la lueur des flambeaux
      Se dirige vers la place, un bruit de cliquetis
      Trouble la nuit, les os s’entrechoquent, des lambeaux
      De chair pendent nonchalant sur leurs abattis.

      Soudain, la farandole macabre prend vie
      Un ballet de spectres, une danse infernale
      Les squelettes moisis, valsent sur le parvis
      De l’église, se livrant à leur bacchanale !

      Goulue,

      Pourquoi suis-je accroc, aux crocs de la goulue
      Chaque nuit est soupir, attendant sa venue
      Elle quitte son cercueil, à l’odeur vermoulue
      Rejoindre son profit, savourer son menu.

      Souffrir de ces plaisirs, quémander par désir
      D’être mordu au sang, à en perdre la vie
      Un jeu mortel et fatal, est-ce un loisir
      Je ne peux m’opposer, je me sens asservi.

      Elle prend ma force vitale, instants de néant
      De vide sidéral, je perds tous mes repères
      Sa morsure sensuelle est un océan
      D’orgasmes et qui m’entraîne dans son repaire !

      Moi, le vampire,

      J’ai choisi de mourir et renaître en vampire
      Fuir le jour et embrasser les mortels soupirs
      De la nuit, ne plus sentir la chaleur du corps
      Les émois du cœur, pour un avenir si gore.

      En un baiser mortel, tout en perdant mon âme
      Je survis par le sang, surtout celui des femmes
      Don Juan des enfers, les crocs si acérés
      Je les sens palpiter, leur regard sidéré.

      Et quand survint le noir, il est temps de partir
      De retourner dans mon cercueil, obscurs martyrs
      Que mes victimes, je prends leur vie, sans vergogne
      Pour oublier, la puanteur de ma charogne.

      Je, le vampire !

      Moi qui suis damné ! D’être immortel et vampire !
      Que m’importe la mort, les ravages du temps
      Car je ne peux point mourir, juste m’assoupir
      Je me vomis, de jouir d’un corps de mutant.

      Revoir poindre le jour d’un soleil éclatant
      Ressentir à nouveau les émois de mon cœur
      Je ne puis accéder à ces plaisirs si plaisants
      Condamné au sort, de souffrir d’un crève-cœur !

      J’ai voulu l’éternité, j’ai eu solitude
      Et l’enfer ! Dans ce caveau, pensant à ma vie
      Je n’avais que soupirs, tout était lassitude
      J’ai vendu mon âme à Satan, je suis maudit !

      La meute,

      Des cris, des hurlements transpercent la nuit noire
      Les flambeaux crépitent, on peut sentir l’angoisse
      Dans le regard des hommes, couteaux et hachoirs
      Epées, faux, lances et arcs, ils sont partis en chasse.

      A mort ! A mort ! Il faut tuer et trucider
      Ces monstres, délivrer, nos femmes, nos enfants
      Ecumez et traquez-les, pas de quartier
      Il faut vaincre, avoir le châtiment triomphant !

      La bête se terre, apeurée dans son antre
      Près d’elle git un corps humain désarticulé
      Le monstre est terrassé, un coup dans le ventre
      Et les hommes nettoient les armes maculées !

      Le monstre,

      Il me mange ! Je sens ses crocs me déchirer
      Arracher de tendres, juteux morceaux de chair
      Sa bouche est rouge de sang, ce sang aspiré
      En de longs flots, pour lui, c’est un champ en jachère.

      Il savoure et se délecte, un vrai gourmet
      Prendre le temps de mâcher, digérer sa proie
      Je crie de douleur, peu importe, désormais
      Je connais mon sort, c’est finir en repas froid.

      Soudain !, un sursaut, un frisson, dans cet effroi
      J’ouvre les yeux, je ne vois rien, le noir
      Un noir total, je n’ai plus mal, je perds sang-froid
      Et la vie, il me découpe à coup de hachoir !

      Nessie,

      Toi le monstre marin, mais qui es-tu Nessie ?
      Simple allégorie ou le nouveau messie
      Un rescapé vivant, des temps préhistoriques
      Une utopie moderne ou la chimère antique !

      Que deviendrais tu si tu étais capturé
      Un animal de foire ou de laboratoire
      Tu mourrais un jour d’avoir été torturé
      Pour la science ou dans un atroce abattoir !

      Je préfère te voir dans mon imaginaire
      Heureux et libre, à nager sous les océans
      Que plutôt captif entre des mains sanguinaires
      Tu es l’animal titan d’un méga-océan !

      Le démon,

      Vas-tu t’arracher de l’âme, maudit démon
      Mon esprit est fureur quand tu te manifestes
      Je perds la raison et je sens tes dardillons
      Posséder mon corps en postures grotesques.

      Tu as inoculé dans mon sang, ton noir venin
      Il coule dans mes veines, tel un feu ardent
      Qui étend avec douleur son mortel tannin
      J’ai tout en moi, un silence de cris stridents.

      Tu gouvernes ma vie, je ne peux pas lutter
      Tu commandes mes actes, simples mouvements
      Un jouet maléfique, aux deux mains amputées
      Je ne peux rien contre toi, physiquement.

      Tu m’ordonnes de mentir et de blasphémer
      De renier ce que je suis, j’étais humain
      Maintenant ta poupée, ton pantin enflammé
      Par le mal et transformé en monstre inhumain.

      Si au fond il me reste un peu d’humanité
      Je trouverais la force de pouvoir occire
      Ton souffle putride, tuer ta vacuité
      Quitte à me donner la mort pour t’anéantir !

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        Avatar photoSybilla
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          Bonsoir ELTEOR,

          Superbe inspiration poétique !

          Belle soirée !
          Mes amitiés
          Sybilla

          🪶 Signature de la plume

          Le rêve est le poumon de ma vie (Citation de Sybilla)

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