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Poème partagé par acheudet – création poétique en ligne
Il est très difficile de parler de son frère
Cependant, je vous le dis, je vais le faire
Car Chaque jour, dès que
J’ouvre un œil à mon lever
C’est vers lui que se tournent mes pensées
Je me demande comment va être sa journée
Lui qui est si loin de moi
« Toi tu vis dans le midi, et moi tout près de Paris
Nous avons dû être séparés à cause de la vie
Or grâce au téléphone, nous voilà reliés grâce à lui
Mais toi, tu es toujours aussi loin de moi
Il a fallu que, faisant ma mauvaise tête, je m’en aille
Je n’ai pas su rester en bas et depuis ça me tiraille
Tout cela à cause de notre mère que j’ai revue à ses funérailles
Toi, tu t’es rapproché de moi, mais tu es toujours aussi loin de moi
Il ne nous reste qu’une sœur qui est pratiquement inexistante
Quelqu’un qui se dit Famille mais qui n’est pas présente
L’idée qu’elle nous ait laissés tomber m’est suffisante
Te voilà seul en bas, et toujours aussi loin de moi
Mon vœu le plus cher serait que tu remontes vivre auprès de nous
Je le souhaite fortement mais je respecte ton choix entre nous
Parfois, il m’arrive de m’engueuler avec courroux
Mais tu ne m’entends pas, tu es trop loin de moi
On ne peut pas dire que nos parents ont veillé sur notre éducation
Nous n’avons pas eu d’enfance, mais avons connu les pensions
Nous ne savons pas ce qu’était une famille et ses traditions
Maintenant tu pourrais remonter et être près de moi
Gabriel, notre frère disparu m’a raconté un Noël en 51 avec nos parents
Papa rangeait les cadeaux sous l’arbre et il nous a surpris le regardant
Il me l’a raconté après bien des années j’étais mariée avec 2 enfants
Ça a été le seul noël, où nous avions nos deux parents
Toi, tu es arrivé trois ans après, une fois de plus tu étais loin de moi
Car, à mes trois ans, ma grand-mère était venue me chercher
Je suis allée habiter chez elle les Parents avaient des difficultés
Des difficultés telles, que bien des années après ils ont divorcé
Et avec Papa, tu es resté loin de moi
Maintenant nous sommes adultes, et sur la pente vieillissante
Que dirais-tu, un jour de t’incruster dans un Noël, Fête délirante
Allez Petit Frère, vient rejoindre une maison chaude et accueillante
Ainsi tu ne seras plus seul, et tu seras auprès de nous, auprès de moi ».
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