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LA PROVENCE ET VAN GOGH

  • Ce sujet contient 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoELTEOR, le 03-01-2018 18:51.
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    Plume de platine
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    Avatar photoELTEOR
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      Impressions Provençales,

      Clarté du port d’Antibes d’Eugène Boudin
      Un ciel franc, le blanc pur des vieux remparts
      Qui se reflète dans les eaux et puis soudain
      Au fond les montagnes qui attirent le regard.

      Sombre massif des Maures d’Henri-Edmond Cross
      De ces éclats de couleur de nature sauvage
      On ressent la douceur du décor non féroce
      Des pointillés subtils, pour un beau paysage.

      Montagne Sainte Victoire de Paul Cézanne
      Les ombres jetées du monument minéral
      Ont la beauté bleutée des senteurs paysanne
      Et sur les pentes, on entend le chant du Mistral.

      Les belles lavandières de Paul Gauguin
      Celles qui portent le costume provençal
      Un dur labeur, au fil de l’eau, pour seul gain
      Le plaisir entre elles de battre le linge sale.

      La corniche azur de Claude Monet
      Du chemin rocailleux, aux teintes de la mer
      On perçoit l’âme du peintre passionné
      C’est un bonheur pour le promeneur solitaire.

      Les rochers de l’Estaque d’Auguste Renoir
      De la vue chaotique et au choc de calcaire
      S’entremêle à cela, le vert du promontoire
      Qui va embrasser le soleil dans les eaux claires.

      Avignon, palais des Papes de Paul Signac
      Par la lueur du couchant, aux touches primaires
      Le pont se noie dans les vapeurs d’un armagnac
      Et le fleuve oisif prend des tons outre-mer.

      Tortueux oliviers de Vincent Van Gogh
      Leurs branches millénaires se plient sous le vent
      L’homme à l’oreille coupée, dans son catalogue
      De tableaux, a fait preuve d’un art innovant.

      Moi, Vincent !

      Je suis né aux Pays-Bas, d’un père pasteur
      Aîné de six enfants et élève quelconque
      Apprenti chez Goupil, en art, un précurseur
      Je fus un employé modèle chez mon Oncle.

      Ursula ! Pourquoi m’as-tu trahi ? Je t’aimais !
      Je croyais en l’amour absolu, éternel
      Dans mon être profond, je fus tout ébranlé
      Mais grâce à toi, j’ai trouvé enfin l’étincelle !

      Je voulais consoler les humbles, car Dieu
      Etait avec moi ! La lecture fut l’éclair
      Dans les livres, mes bouquins, j’étais aux cieux
      J’ai tout quitté pour devenir missionnaire !

      Car je fus un évangéliste chevronné
      Parmi les ouvriers, j’ai sauvé un mineur
      Mais on a dit que j’étais un peu perturbé
      Nouvel échec ! Ma vie ne serait que malheur ?

      J’ai décidé un jour que je serais Artiste !
      Appris avec ferveur, les techniques picturales
      Les Mangeurs de pommes de terre, oui ! C’est triste
      Que voulez-vous faire, quand on a la fringale !

      Je suis parti au sud, vers le Dieu-Soleil
      J’ai peint impressions et jeux de lumière
      Je me disais, que la nature m’émerveille
      Elle a même changé mon sombre caractère !

      Un jour, j’ai demandé à mon ami Gauguin
      De venir me voir, le travail en solitaire
      Pesait sur mon moral, mais hélas, un matin
      Un coup de folie, j’ai eu l’acte sanguinaire !

      J’ai menacé Paul, en m’emparant d’un rasoir
      Il s’est enfui, lobe gauche sectionné
      Je fus pris de démence, car tout était noir
      J’ai mis fin à ma vie, Moi le passionné !

      J’ai un regret, c’est de ne pas avoir fini
      La lettre destinée à mon frère Théo
      Je disais, celui que j’aimais à l’infini
      Qu’il n’était pas, point, qu’un marchand de Corot !

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