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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
A ma mère et tant d’autres…
Lorsque la bête sort de son inappétence,
Qu’elle attaque les chairs dans leur intimité,
C’est l’hiver qui trahit les arbres en été
Et détourne le cours futur de l’existence.Comment faire pour vivre avec la dépendance
D’un temps déjà friable autrement décompté ?
Le mal insidieux par sa perversité
Désagrège les mois en fragments d’espérance.Promeneurs anxieux des couloirs de la mort,
Avec leur volonté comme seul passeport
Ils sont les asservis des salles de supplices.La voix de l’optimisme accompagne l’effort
Pour que l’apaisement bouleverse le sort
Et lave l’horizon des plus sombres auspices.Mais, sur l’âpre sentier qui leur sert de chemin
Où l’acmé s’aperçoit toujours au lendemain,
L’olivier se cultive au bord des précipices.
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